Voyeurisme

Le voyeurisme est une facette de la perversion sexuelle parmi tant d’autres tels que le fétichisme, le sadomasochisme, l’exhibitionnisme…

On appelle voyeur toute personne qui regarde les autres à leur insu. Le voyeurisme en psychiatrie est reconnu en tant qu’une forme de perversion sexuelle. Celle-ci consiste à éprouver du plaisir dans l’observation de scènes érotiques ou dans l’observation de l’intimité d’autrui.

 

Définition :

Le voyeurisme consiste à épier l’autre dans son intimité sans que ce dernier ne s’en rende compte. En psychanalyse, on définit le voyeurisme comme un moyen pour contrôler visuellement la « scène primitive » (liée au corps de l’autre) vécue durant l’enfance comme une agression dangereuse. C’est également un moyen de vivre par procuration le rapport sexuel sans la crainte du châtiment qu’est « la castration ».

 

Est-ce une pathologie ? 

Il s’agit effectivement d’une pathologie qui enferme le voyeur dans une cage socio-sexuelle qui le conduit à jouir à distance du corps de l’autre. Le voyeur nourrit un complexe et accuse un retard dans son fonctionnement sexuel. Il a développé une peur qui l’empêche d’approcher le corps de l’autre, d’en bénéficier et de profiter de ses atouts dans la légalité. Le voyeurisme s’explique donc par un problème sexuel non résolu depuis l’enfance.

 

Les causes du voyeurisme 

Il faut remonter à l’enfance. Selon Freud, le premier « acte sexuel » de l’enfant, c’est la phase orale lorsque l’enfant tète le sein de sa mère. Il y éprouve un plaisir. Raison pour laquelle, même en absence de faim, l’enfant insiste pour téter. Toutefois, cette phase est courte. Et très rapidement, l’enfant découvre par un remplaçant du sein à travers le doigt qu’il suce. En ce moment, l’enfant se lance dans la quête du plaisir qui ressemble à la première forme de « masturbation ». Tous les enfants passent par des phases de « perversion » notamment de voyeurisme, d’exhibitionnisme, mais le tout à petites doses. Et cette explication freudienne montre qu’il est important de laisser l’enfant vivre ces étapes, parce que quand il sera adulte, il y aura une harmonie entre ce qu’il a vécu et sa sexualité d’adulte.

Tous les pervers adultes on dû vivre une grande frustration durant l’enfance. Le voyeur, a dû vivre une frustration en rapport avec « le visuel corporel ». Cette frustration est liée à la perception du corps de l’autre, qu’il a vécue comme un interdit ou peut être même qui lui a valut une punition. Cette interdiction est automatiquement liée à une interruption ou une défense de la jouissance directe par rapport au corps de l’autre.  Raison pour laquelle, il reproduit cette étape à l’âge adulte pour revivre cette phase interrompue sans avoir peur du châtiment de la castration sui honte les enfants.

 

Quel traitement ?

Comme toute maladie psychique, le voyeurisme nécessite une prise en charge psychiatrique et éventuellement une psychothérapie afin de remonter à l’enfance.

 

Bibi

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