L’infertilité peut augmenter le risque des troubles mentaux

Etre incapable d’avoir des enfants alors qu’on en a tellement envie peut être source de stress, d’anxiété et même de dépression. Rares sont les études qui se sont intéressées au volet psychologique de la femme infertile.

Dans ce contexte, des scientifiques danois, du Centre de Recherche de la Société Danoise du Cancer à Copenhague, ont analysé les données de 98 737 danoises ayant consulté pour infertilité et ont relevé les hospitalisations pour troubles mentaux.

Dans cet échantillon, 4677 femmes avaient été hospitalisées pour trouble mental. Parmi elles, 2507 n’avaient jamais pu enfanter et 2107 avaient pu, après traitement, devenir mamans d’au moins un enfant.

L’auteur leader de l’étude, Baldur-Feskov, a également constaté que les femmes infertiles étaient plus sujettes à succomber à la drogue et à l’alcool. Dans son échantillon, parmi les 571 ayant reçu un traitement de désintoxication, 195 avaient pu devenir mamans.

Après avoir exclu toute femme ayant des antécédents mentaux, l’équipe a révélé que les femmes n’ayant pas pu avoir un enfant étaient 47% plus à risque d’être hospitalisées pour schizophrénie.

Le risque considérable de développer un problème mental auquel font face les femmes infertiles devra être pris en compte et doit aider les praticiens à choisir les meilleurs moyens pour traiter, conseiller et suivre les couples infertiles, particulièrement ceux ayant des chances nulles de devenir parents.

Ces résultats avaient été présentés lors du meeting annuel de la Société Européenne de la médecine de la reproduction et de l’embryologie à Istanbul.

 

E.K.L

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