Les « phéromones » choisiraient-ils nos partenaires à notre place ?!

Des chercheurs de l’Université Mc Gill à Montréal, de l’Université d’Édimbourg et du Collège impérial de Londres auraient découvert le « responsable » dans les choix des partenaires sexuels !

Et oui, à l’index : un commutateur moléculaire qui convertirait le signal de la phéromone entrant en réponse cellulaire et le pousse à répondre au signal émis par un partenaire potentiel à proximité !

De fait, selon les résultats de cette étude publiée dans Nature, une chaîne de cellules s’activerait à l’approche d’un partenaire potentiel qui serait lui-même prêt à l’accouplement. Le commutateur chimique convertirait le signal de phéromone entrant en réponse cellulaire et contrôle donc la décision de la personne à passer à l’acte ou non !

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs se sont basés sur la levure. Oui, c’est bien de la levure qu’on utilise pour la fabrication du pain, qu’il est question. Les chercheurs confirment qu’elle présente de nombreux points communs au niveau moléculaire et cellulaire concernant ce phénomène d’interaction sur la décision d’accouplement ! Les configurations semblables dans les cellules souches pendant le développement embryonnaire chez l’humain se retrouvent dans les molécules générant cette décision de permutation dans la levure. 

Les cellules de la levure, avant de décider de commuter, doivent savoir qu’il y a un partenaire à proximité, afin de se préparer à la fusion et préparer la sélection du meilleur partenaire disponible !

Au fait, toujours selon cette même source, lorsque la signalisation des phéromones augmente, deux enzymes dans la cellule se concurrenceraient. Une fois le seuil critique de signalisation de ces phéromones atteint, une des enzymes l’emporte sur l’autre en déclenchant une série de messages chimiques. Ces derniers seraient transmis à la cellule en lui indiquant que le moment est venu pour…s’accoupler avec le partenaire qui l’a emporté!

 Bibi