Le sperme du nouveau millénium : le combat pour la survie

Les données concernant un éventuel déclin de la qualité du sperme, particulièrement le nombre décroissant des spermatozoïdes, ces dernières décennies, suscitent de plus en plus d’intérêt surtout que l’impact de ce déclin sur la santé reproductive avec les problèmes d’infertilité qui ne cessent de croître est bel et bien réel.

Des auteurs danois ont donc initié un travail dans le but d’analyser la situation « spermatique » dans un échantillon d’hommes danois. Cette étude a été publiée dans « BMJ Open ».

En collaboration avec les autorités militaires danoises de la santé, tout homme venu se présenter pour subir l’examen médical de routine avant le service national à Copenhague, était appelé à participer à l’étude.

Le sperme était obtenu par masturbation et techniqué selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La mesure avait intéressé le volume du sperme, la concentration du sperme, le nombre total, la mobilité et la morphologie des spermatozoïdes.

Les résultats obtenus étaient interprétés comparativement à des études danoises antérieures similaires, une conduite entre 1996 et 1998 et l’autre étude entre 1939 et 1943.

Entre 1996 et 2010, 4867 hommes dont la moyenne d’âge est de 19 ans ont été inclus dans ce travail. Seulement 23% des participants avaient une concentration et une morphologie spermatiques optimales.

Il avait été mis en évidence une meilleure qualité spermatique durant les deux anciennes études par rapport à ce travail.

Durant les 15 ans, la période de l’étude, le nombre moyen des spermatozoïdes a augmenté de 43 millions/ml à 48 million/ml et le nombre total de spermatozoïdes de 132 millions à 151 millions.

En moyenne, 68% des spermatozoïdes étaient mobiles et 93% étaient de morphologie anormale. Ces valeurs n’avaient pas changé pendant la durée de l’étude.

Globalement, la qualité spermatique a chuté durant les 50 dernières années. Pendant les 15 ans du travail et bien que le nombre des spermatozoïdes tendait à une légère augmentation,  seulement 25% des hommes avaient un sperme de qualité optimale. En plus, 25% devraient attendre longtemps avant de devenir papa et 15% auront probablement recours à la procréation médicalement assistée.

 

E.K.L