La sexualité chez les nouvelles mamans

Des scientifiques, en vue d’analyser la sexualité des mamans après la naissance d’un enfant, avaient recruté 304 femmes qui étaient interrogées sur leur vie sexuelle après un accouchement.

L’étude avait duré 7 ans. Le questionnaire comportait, en outre, des informations relatives à leur désir sexuel, au soutien de leur partenaire, à l’expérience de l’accouchement et à l’allaitement.

Au bout de trois mois, 85% des femmes avaient repris une activité sexuelle. La principale motivation était la perception du désir et de l’envie de leur partenaire, ce qui laisse supposer que certaines femmes agissent plus pour le bénéfice du conjoint que le leur. Le soutien familial, social ainsi que le vécu physique et psychologique du post accouchement aident à redémarrer plus tôt cette activité sexuelle.

La fatigue, le stress, l’image de soi, l’allaitement et le traumatisme vaginal n’étaient aucunement associés à la rapidité de la reprise de l’activité sexuelle. Les habitudes du sommeil de bébé et le manque de temps étaient considérés comme les principaux « assassins » de la vie intime du couple. L’étude a, également, montré que les femmes dont les maris étaient présents dans la salle d’accouchement avaient plus de difficulté à reprendre rapidement une vie sexuelle.

Habituellement, les médecins recommandent aux femmes d’éviter tout rapport sexuel durant les six premières semaines après l’accouchement dans le double but de guérir rapidement et d’éviter les infections mais 26% des femmes disent reprendre leur activité sexuelle avant les six semaines. Après la 7ème semaine, ce pourcentage grimpe à 61%. Le taux de l’attitude masturbatoire qui atteint 40% dans les premières semaines suggère que les femmes s’intéressent de nouveau au sexe.

 

Les auteurs de l’étude encouragent les praticiens à accorder plus d’importance au volet sexuel du post-partum de leurs patientes, à en parler plus ouvertement et à  considérer ce volet comme une partie à part entière du traitement.

Cette étude a été publiée dans la revue « Journal of Sexual Medicine ».

 

E.K.L