Quelle sexualité en cas d’ambigüité sexuelle ?

Un taux élevé ou diminué d’androgènes (hormones mâles) en pré et en post-natal pourrait entraîner des troubles dans le développement des organes génitaux du bébé aussi bien chez le fœtus de sexe féminin que celui de sexe masculin.

 

Un taux anormal de ces hormones pourrait être à  l’origine de ce qu’on appelle « Troubles du développement sexuel ». Un tel impact sur la croissance des organes génitaux est probablement source de sexualité perturbée.

 

Une équipe de scientifiques allemands et hollandais ont mené un travail auprès de 66 adolescents et 110 adultes ayant des désordres de développement sexuel et ce, pour établir l’impact de telles ambigüités sur leur sexualité.

Un examen physique complet ainsi qu’un caryotype a été réalisé pour chacun des volontaires. Par la suite, ils avaient eu à remplir un questionnaire relatif à leur identité sexuelle, leurs rapports avec leurs amis, leurs expériences amoureuses et leurs orientations sexuelles.

Les résultats n’ont pas révélé de traits dépressifs ou de sentiments d’insatisfaction ou de tristesse chez les personnes atteintes d’ambigüités sexuelles. Par contre, la relation avec autrui (de sexe différent) ainsi que la vie sexuelle s’avèrent difficilement vécues. Les adolescents et les adultes soumis à l’étude avaient rapporté que leurs expériences en matière de sexualité étaient pauvres, voire inexistantes. Ceci est particulièrement évident pour les hommes chez qui le taux des androgènes est anormalement bas et pour les femmes chez qui ce taux est anormalement élevé.

Les femmes qui se sentent plus masculinisées auraient plus de facilité à engager des relations que les hommes qui ne se sentent pas « trop hommes ».

 

Les auteurs de ce travail, paru dans « The Journal of Sexual Medicine », recommandent de ne pas négliger le côté du psychisme et de la sexualité chez les personnes ayant des troubles de développement sexuel.

 

E.K.L