Résultat du bac : Qu’est-ce qui se passe dans le corps à l’admission ?

Lorsque l’être humain est heureux, il brille de mille feux. Dans un état de joie, on ressent comme si l’on avait des ailes. Qu’est-ce qui se passe dans le corps quand on est heureux ?

La joie est une émotion, qui fait sortir, vers l’extérieur, ce qu’on ressent. Regardons les bacheliers qui viennent de décrocher leur bac : mine de rien, ils ont bien l’air de planer! Ils ne semblent pas seulement heureux, mais euphoriques ! A l’annonce d’un résultat positif et après une réussite, l’on est, l’espace de quelques instants, submergé par la joie ! Il s’agit, en effet, de l’expression d’une émotion positive qui s’installe grâce à un cocktail d’hormones qui vient libérer l’organisme de la charge des tensions ressentis préalablement.

 

Qu’est-ce que l’émotion de joie?

L’émotion est responsable de l’état psychique et physique d’un sujet à un moment bien déterminé dans l’espace temps. Les scientifiques, ont pu prouver que le rythme cardiaque, le débit sanguin, la température, la salivation, la dilatation du diamètre de la pupille, le potentiel électrique cutané (chaire de poule)… permettent de déterminer les émotions exactes ressenties : joie, colère, tristesse, déception, peur, surprise…

De fait, les études d’imageries cérébrales, montrent que chacune de ces émotions, active une aire cérébrale différente. Chaque émotion a une double fonction : celle de nous pousser à nous adapter aux circonstances et celle de maintenir l’intégrité de notre organisme. Pour décortiquer l’émotion de joie ressentie lors de la réussite à un examen, pour le cas d’espèce : l’euphorie de la réussite, l’on doit s’arrêter à chaque nœud émotionnel.

En effet, l’émotion se passe en quelques minutes mais se déploie en trois phases : la charge, la tension et la décharge. Et on passe obligatoirement par cet ensemble de phases.

 

Le cocktail hormonal et les trois phases de l’émotion de joie

Lorsqu’on reçoit un message sensoriel, ce dernier est aussitôt traité cognitivement par le cerveau qui déclenche une réaction émotionnelle. Cette dernière s’accompagne de réactions motrices, de secrétions d’hormones et de réactions « neurovégétatives ».

C’est ce qui explique les tremblements, les battements du cœur, l’accélération de la respiration, l’écoulement des larmes… Mais avant que l’on ait droit à l’annonce du résultat, le sujet passe par l’étape de l’appréhension où son système émotionnel enregistre la présence d’un danger.

 

La première phase : la charge

Des messages sont envoyés au cerveau l’alertant d’un éventuel danger (l’échec à l’examen). Et c’est une petite structure au centre du cerveau nommée « amygdale » déclenche l’alarme dans l’organisme et ordonne la libération d’hormones spécifiques. Celles-ci sont alors libérées par l’hypothalamus et l’hypophyse puisque le sujet est en situation de stress.

 

La deuxième phase : la tension

Après avoir reçu l’alerte (attente du résultat), le corps se prépare à agir en conséquence. Du coup, il y a libération d’adrénaline. Des signes sont donc manifestes : le rythme cardiaque s’accélère, l’attention est au maximum, il y a sudation et changement de la température…

Les cinq sens sont en éveil. Le corps est sous tension, se met en mobilisation énergétique et décuple les forces physiques et psychiques qui sont alors à leur comble d’activation.

 

La troisième étape : la décharge

Une fois le résultat positif annoncé, le corps est alors déchargé. L’hormone dégagée est une morphine endogène dont la structure moléculaire est proche de celle des opiacées. Après sa sécrétion, elle se disperse dans le système nerveux central, dans les tissus de l’organisme et dans le sang. Et un effet anxiolytique est de suite ressenti.

D’autres neuromédiateurs, dont la sérotonine sont aussi secrétés et exercent également un rôle antidépresseur. C’est ce qui fait qu’on crie, qu’on pleure, qu’on rit, se dévêtit et qu’on se met à sautiller ou à courir…à l’annonce du mot « admis(e) ». La décharge est donc la phase d’expression corporelle pour exprimer que l’organisme se débarrasse de ses ondes négatives avant de revenir à son équilibre de base. Il s’agit de l’étape la plus spectaculaire tant elle se traduit par des manifestations physiques visibles ! L’émotion de joie, est donc un moment de décharge lié au soulagement.

Les bacheliers admis passent inévitablement par les trois phases précitées. La joie ressentie lors de l’admission à l’examen du baccalauréat est une décharge émotionnelle qui permet de se débarrasser de la tension ressentie au préalable où on se sent « libéré» du fardeau…

 

Bibi Chaouachi