L’addiction, un phénomène vieux et… moderne

Le terme « addiction » est, désormais, trop vaste et porte sur plusieurs types de ce qu’on peut appeler dépendance ou asservissement. En effet, outre la dépendance de type classique dont notamment celle au tabac, à la drogue et à l’alcool, on citera celle comportementale, à savoir celle au sexe et aux jeux ou encore, par les temps qui courent, à la cyber-activité.

 

Mais quand est-ce qu’on peut parler d’addiction ? On peut dire qu’il y a addiction lorsqu’on ne peut plus se passer d’un produit ou d’un comportement, malgré leur effet gravement délétère sur sa santé ou sa vie sociale. Toutes sortes d’addictions peuvent exister, qu’elles soient liées ou non à des substances dont le tabac, l’alcool, les drogues, les médicaments, ou les troubles des conduites alimentaires, les jeux, les sports, les cyberaddictions, les pratiques sexuelles et, même l’addiction au travail !

 

Toutefois, l’addiction est à différencier du comportement obsessionnel compulsif, car il s’agit, en réalité d’une activité liée, probablement, à une libération d’endorphines dans la circulation sanguine en rapport avec le plaisir procuré par cette activité. 

 Pour répondre, plus efficacement, aux problèmes liés aux addictions qui représentent, de nos jours, une question majeure de santé publique, la France, à titre d’exemple, a mis au point en 2007, un plan gouvernemental s’étalant su quatre ans, c’est-à-dire jusqu’à 2011, sur « la prise en charge et la prévention des addictions » L’objectif étant de renforcer et de coordonner les dispositifs existants et de développer les ressources à toutes les étapes de la prise en charge de ces problèmes, allant de la prévention jusqu’aux soins et à l’accompagnement social.

Si l’addiction au sexe semble constituer un casse-tête difficile à résoudre et à « guérir », les autres dépendances, plus particulièrement celles aux jeux, connaissent une croissance exponentielle. Or, il est désormais connu que ces jeux peuvent conduire à des pratiques d’abus, voire de dépendance destructrice : le joueur est alors incapable d’arrêter de jouer, en dépit de conséquences parfois dramatiques, à savoir le surendettement, les problèmes familiaux et professionnels.

Le thème, comme on le constate, est trop vaste et porte sur plusieurs domaines. Des conseils d’ordre pratique et à caractère général, peuvent, néanmoins, être mentionnés : En effet, si vous vous interrogez sur vos comportements qui vous inquiètent parce qu’ils laissent entrevoir une dépendance quelconque, n’hésitez pas à consulter un médecin généraliste. Vous pouvez, également et surtout, voir votre médecin traitant, un médecin spécialisé dans les addictions ou, encore, vous adresser à un psychothérapeute spécialisé dans les phénomènes de dépendance.

 

M.B.H