La dyspraxie

psychomotricité-yvelines-enfant-dyspraxieC’est en 1961 que le terme de dyspraxie  a fait son apparition dans la littérature suite aux travaux de Brain (1961) ; auparavant plusieurs termes étaient utilisés pour décrire ce trouble, « maladresse congénitale », ou encore « apraxie développementale ».

La dyspraxie, maladie peu connue, est un handicap invisible et difficile à cerner. Elle est définie comme un trouble neuropsychologique qui affecte le contrôle, la coordination et la planification d’un geste moteur.  Le cerveau se trouve dans l’incapacité de mettre en place les praxies (les procédures, les actions) ; Ce trouble se présente dés la naissance.

Les enfants dyspraxiques ont une difficulté à planifier leurs mouvements afin de les faire volontairement. Les gestes quotidiens comme par exemple faire les lacets des chaussures ou encore s’habiller sont des activités que l’enfant dyspraxique même si il les a appris n’ont pas d’engrammes (traces dans le cerveau qui fait qu’ils sont programmés pour être reproduits par le système moteur).

Ils sont souvent intelligents et curieux mais agissent avec une maladresse qui passe notamment par une incapacité à coordonner les mouvements de la vie courante, Ils se cognent souvent, butent sur les obstacles et tombent fréquemment ; Ils mangent salement et lentement, ne jouent pas aux puzzles ou aux jeux de construction et  ont du mal à descendre les escaliers etc.

Il  existe 3 principales catégories de Dyspraxie

Dyspraxie gestuelle : déficit des acquisitions motrices et des coordinations gestuelles

Dyspraxie constructive : déficit de la planification d’une tâche et des fonctions exécutives de sa production.

Dyspraxie visio-spatiale : trouble de l’organisation et de la structuration spatiale (difficultés à reproduire correctement un dessin par exemple).

On ne connait pas les origines exactes de ce trouble toutefois il est constaté que  les prématurés sont souvent les plus touchés et qu’il  se produit également en cas de traumatisme crânien.

La dyspraxie est certes une pathologie dont on ne guérit pas, mais on essaye de vivre avec tout en recourant à des rééducations fonctionnelles adaptées

Il est également important de prendre en charge l’enfant le plutôt possible afin de mettre en place des stratégies d’adaptation adéquates.

B.H.S