L’hypocondriaque, un malade imaginaire

hypocondriaque-malade-imaginaireUn mal de tête, et si c’était un anévrisme ? Un mal de poitrine et si c’était un cancer des poumons ?!!

Tel est le quotidien d’un hypocondriaque…une angoisse permanente et une peur accaparante d’attraper une maladie.

L’hypocondrie est un trouble  somatoforme  caractérisé par une peur permanente, et une obsession de son état de santé. Elle  affecte autant les hommes que les femmes.

Cette peur constante a pour conséquence d’entraîner  petit à petit la personne concernée dans un engrenage mêlé d’anxiété, de troubles physiques, qui évoluent en accroissement  jusqu’à ce que la peur pour sa santé atteigne le stade de maladie.

L’hypocondriaque  demeure convaincu d’être atteint d’une maladie grave même si le médecin chez qui il  accourt souvent ne diagnostique aucune anomalie. Il est persuadé d’être atteint d’une maladie qu’il a lui-même inventé et peut ainsi  passer sa vie à s’inquiéter pour « des maladies imaginaires ».

Mais, l’hypocondriaque ne fait pas semblant, il  ne simule pas, contrairement à ce qu’on peut croire, son angoisse est bien réelle et s’accompagne  parfois d’une dépression envahissante qui peut lui causer des difficultés dans sa vie quotidienne et pour ses proches et son entourage qui eux aussi s’en trouvent accaparés.

Les causes de cette maladie, sont un  peu difficiles à connaitre mais elle peut se déclarer à la suite d’un choc psychologique, de la mort, due à une  maladie, d’un parent, par exemple. Elle peut aussi atteindre des personnes qui ont été surprotégées par leurs parents au cours de leurs enfances (chez le médecin au moindre bobo), et celles ayant un manque d’estime de soi ou une peur d’être  abandonnées.

Lors du traitement de la peur des maladies, il est essentiel de réaliser qu’il s’agit d’un mal à prendre au sérieux, d’une forme de peur devenue  trouble.

Une psychothérapie, une thérapie comportementale et cognitive, permettent au patient d’apprendre à accepter l’incertitude et à tolérer l’éventualité d’une maladie.

Le recours aux médicaments anxiolytiques est parfois recommandé pour calmer les attaques de panique mais l’activité  d’exercice  physique reste le moyen le plus  profitable au patient pour qu’il puisse  reprendre confiance en son corps.

 

B.H.S