Enfants des rues : un phénomène universel à atténuer

enfant-de-la-rue-sante-tunisieLe nid familial douillet, la protection parentale, les jeux innocents et les premiers apprentissages, sont le must d’une enfance dite normale et équilibrée. Ceci, hélas, n’est pas le cas de tous les enfants puisque pour plusieurs milliers d’entre eux en Tunisie, la rue est leur lieu d’habitation.

 

Pour mieux comprendre le phénomène, nous rapportons une étude réalisée par le SAMU social de Paris dont le but est d’analyser le comportement social des enfants de la rue. Cette étude, intitulée : « Un phénomène universel : les enfants des rues » a été publiée par la revue : Les archives de pédiatrie en juillet 2011.

 

Un constat s’impose. Ce phénomène des « enfants des rues » est universel et on le retrouve dans tous les pays et toutes les villes. Ce phénomène est imputé, essentiellement, à l’exode rural, mais il est également dû aux migrations des familles pour des raisons d’instabilité dans leurs régions ou à l’évolution des mœurs.

 

Ces enfants de rues, dont l’âge varie entre 4 et 30 ans rencontrent des dangers et sont, souvent, l’objet de dérives qui peuvent leur être fatals. Ils sont endoloris par les privations, l’indifférence générale, la pauvreté et les accidents. Ils sont également exposés à la violence, aux abus sexuels et aux rencontres et influences les plus dangereuses, ce qui explique leur tendance à vivre en groupe car ils y trouvent protection et soutien.

 

La rue crée aussi un problème pour le développement de leur sexualité dont la maturation est très perturbée par les rapports dominant/dominé. Les petites filles sont sollicitées sexuellement dès leur plus jeune âge et beaucoup d’entre elles finissent par succomber dans la prostitution.

 

Consommer de la drogue et autres produits toxiques est presque du domaine de l’incontournable pour ces enfants. Il s’agit surtout de la colle pour son effet anesthésiant afin de rompre avec les sensations de la fatigue et de la faim.

 

Ces enfants ont un comportement primitif et sans anticipation car leur souci majeur est la survie. D’où la nécessité pour les organisations étatiques et, surtout, celles de la société civile de les entourer d’une plus grande sollicitude.

 

Les centres de formation et autres institutions bénévoles seraient l’autre créneau pour permettre à ces jeunes d’avoir accès à l’école et à l’éducation, donc d’acquérir un minimum de savoir et d’expérience pour pouvoir affronter la vie active avec les plus grandes chances d’y réussir.

 

E.K.L

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *