HTA et LEC : quel rapport ?

La probabilité de devenir hypertendu et diabétique après le traitement d’une lithiase rénale par LEC (lithotritie extracorporelle) semble de plus en plus confirmée, selon une étude taïwanaise publiée dans « Hypertension ».

Cette étude est une analyse de la base de données « The Taiwanese National Health Insurance Research Database» qui a exploité les informations relatives à 20 219 patients âgés entre 18 et 65 ans et qui avaient subi une LEC ou une lithotritie endoscopique par urétéroscopie (LEN) entre janvier 1999 et décembre 2011.

Après un suivi d’une durée moyenne de 74,9 mois pour les patients du groupe LEC et 82,6 mois pour les patients du groupe LEN, 2028 personnes du premier groupe étaient devenues hypertendues contre 688 du deuxième groupe.

Après ajustement des variables, il semble que les patients sous LEC soient plus à risque de développer une hypertension avec un hazard ratio de 1.20. Un risque qui va de pair avec le nombre de séances de chocs.

En revanche, aucune différence significative entre les deux groupes n’a été mise en évidence pour le diabète.

Bien que l’échantillon soit important, un tel lien de cause à effet reste à confirmer par des études supplémentaires. Entre temps et pour éviter l’installation d’une HTA à long terme, il faudra peut être penser à des solutions comme la réduction du nombre de séances nécessaires à l’ablation de l’obstacle ou carrément à des alternatives thérapeutiques telles que la chirurgie endoscopique ou l’expulsion médicale du calcul.

B.A

 

Référence :

Huang SW et coll. Increased Risk of New-Onset Hypertension After Shock Wave Lithotripsy in Urolithiasis: A Nationwide Cohort Study.Hypertension. 2017; 70: 721-728.

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