Pourquoi on devient anorexique ?

L’anorexie correspond à une perte constante de l’appétit. Ce sont les adolescentes qui sont le plus concernées. Souvent liée à de nombreuses maladies organiques, en psychiatrie, l’anorexie peut être un des symptômes de dépression…

Et comme une perte d’appétit ne vient jamais seule, il est impératif que les parents sachent repérer les signes accompagnateurs en l’occurrence : une grande tristesse, un isolement du reste de la famille, une irritabilité accentuée, une activité sportive accrue, un investissement considérable dans les études et dans les activités intellectuelles… Tout est fait dans la démesure. Un autre symptôme majeur conséquence de ce trouble comportemental alimentaire c’est l’aménorrhée (absence des règles). Les anorexiques qui le remarquent ne font aucun lien avec leur anorexie. L’anorexie traduit, parfois, des malaises organiques liées à des ulcères et à des problèmes gastriques. Mais ces troubles sont toujours la conséquence d’un traumatisme ou/et d’un malaise profond. La mauvaise acceptation de soi, l’adolescence difficile, et la mésentente familiale…en sont les causes les plus évoquées.

Considérée comme un réel mal être, l’anorexie a des conséquences sur l’organisme et sur le psychique qui sont souvent très graves. Certes, de nombreuses adolescentes sont hantées par la peur de prendre du poids et cela devient une véritable manie qui les fait basculer vers l’anorexie. En dépit de son spectaculaire apparence, l’anorexique n’est prise en charge que tardivement pourtant plus cette prise en charge est précoce, plus les résultats obtenus sont meilleurs. Mais ces anorexiques, derrière leur maigreur, cachent une très grande souffrance.

Et ce n’est pas en les forçant à avaler son repas pour que le problème soit résolu. Une psychothérapie est indispensable, tout comme le rôle de la famille dans l’accompagnement affectif de l’enfant. 

Tout le problème réside dans la bonne gestion des situations de danger car si dans, la plupart des cas, les adolescentes retrouvent une vie normale avec ou sans séquelles psychiatriques, une minorité, soit 10% d’entre elles, décèdent soit dans un tableau de dénutrition soit par suicide.

 

E.K.L