Le lait de souris : un aliment de luxe

Vous savez sans doute qu’il y a le lait de vache et le lait de chèvre mais ce que vous ne savez, peut-être, pas c’est que la souris est aussi productrice de lait. Vous savez également que le lait de vache est recommandé pour ses bienfaits incontestables pour la santé mais savez vous aussi que le lait de souris est le lait le plus cher au monde pour ses vertus thérapeutiques.

 En effet, la souris, cette petite bête tant détestée par bon nombre d’entre nous, serait la poule aux œufs d’or pour les industriels car 1L de lait de souris coûte environ 16 000 euros. Pour récolter 1L de lait de souris, il faut soit traire la même souris 4000 fois soit traire 4000 souris et la durée de la traite dure une demi heure.

Avant de commencer la traite, il faudrait que la souris n’allaite pas ses souriceaux 2 heures avant et le mieux serait qu’elle soit endormie.

Le programme russo-biélorusse BelRostransguen figure parmi les programmes de recherche autour de l’application thérapeutique du lait de souris. Les Russes s’activent depuis longtemps afin d’obtenir des souris dont le lait est riche en lactoferrine. Cette dernière est une protéine abondamment secrétée dans le lait maternel et qui a une action bactéricide (elle protège les bébés contre les bactéries et les virus).

La technique consiste à intégrer le gène responsable de la synthèse de la lactoferrine dans l’ADN de la souris pour que cette dernière puisse en produire. La lactoferrine est ainsi produite en grandes quantités, de l’ordre de 160mg/ml chez la souris contre 4mg/ml chez la femme.

La protéine sera, par la suite, extraite du lait pour servir de composant à des aliments, le but étant de permettre aux bébés non nourris au sein de bénéficier des mêmes défenses que ceux qui sont allaités naturellement.

 Cette équipe poursuit encore ses travaux sur la lactoferrine produite génétiquement car cette protéine est dotée de maints pouvoirs thérapeutiques.

 

E.K.L