Huiles ou graisses hydrogénées, comment les reconnaitre…

Gâteaux, biscuiteries, confiseries, viennoiseries, chocolat à tartiner, pâtisseries industrielles, chips, céréales, barres de céréales, margarine à base d’huile hydrogénée, etc. contiennent des huiles végétales transformées, issues d’une opération dite d’hydrogénation catalytique. De façon plus générale, tout ce qu’on achète et consomme, moelleux ou croustillant, en contient.

L’industrie agroalimentaire, par soucis d’économie, utilise ces huiles hydrogénées pour rendre l’huile moins liquide, plus précisément en corps gras semi-solides, plus facilement transportable, stockable et surtout plus pratique en cuisine. De plus, une consistance souple, proche de celle du beurre, est plus facile pour préparer diverses préparations industrielles. « Huile végétale hydrogénée », souvent au pluriel, « partiellement hydrogénée », « Huile de palme hydrogénée », « Graisses végétales hydrogénées », « Matières grasses végétales », « Matières grasses végétales hydrogénées », « Matières grasses végétales non hydrogénées et hydrogénées », toutes ces dénominations cachent des huiles saturées en acides gras trans et plus elles sont proche de la tête de liste des ingrédients plus le produit en est concentré. En effet, l’hydrogénation partielle peut changer la configuration de certains acides gras non saturés en formes hybrides, qui sont appelées les acides gras trans ou AGT. Plusieurs études ont associés ces huiles à des problèmes cardiovasculaires, une augmentation du LDL-cholestérol (mauvais cholestérol) et une baisse du HDL-cholestérol (bon cholestérol) (voir notre article Cis et Trans : les deux versants d’un même acide gras).

Les étiquettes des produits ne contiennent pas d’information sur l’origine des huiles utilisées. Cependant, une simple recherche sur le web, révèle que les huiles hydrogénées fabriquées en Tunisie sont l’huile de palme, extraite de la pulpe des fruits du palmier à huile, l’huile de palmiste, extraite des noyaux du fruit du palmier à huile et l’huile de coprah, extraite de l’albumen séché de la noix de coco.

L’huile de palme, à cause de son très faible coût, est l’huile la plus employée dans les domaines de la biscuiterie, de la confiserie et dans la fabrication des margarines. Même le Nutella en contient 30 %, ce qui a créé une polémique et un projet de loi qui n’est pas passé : la taxe Nutella sur l’huile de palme. L’huile de palme qui contient 45% d’acides gras saturés qui augmentent le mauvais cholestérol. Sous la pression médiatiques et surtout des consommateurs, certaines marques ont abandonné son utilisation au détriment de l’huile de colza, plus chère, qui à le mérite de contenir plus d’acides gras polyinsaturés, surtout des oméga-3 qui font baisser le mauvais cholestérol.

La prochaine fois que vous allez faire vos courses, ayez la curiosité de jeter un petit coup d’œil à la liste des ingrédients des produits que vous achetez. Un comportement responsable des industriels passe obligatoirement par une pression des consommateurs…

K.L