Moins d’asthme avec l’huile de poisson

Leurs bénéfices ne se limitent pas à la protection contre les risques cardiovasculaires, les oméga-3 seraient aussi salutaires pour notre appareil respiratoire.

A partir de leur 24ème semaine d’aménorrhée, 736 femmes, réparties en deux groupes, devaient prendre quotidiennement pour le premier groupe 2,4 g de n−3 LCPUFA (long-chain polyunsaturated fatty acids), soit des acides gras polyinsaturés qu’on trouve particulièrement dans l’huile de poisson, ou un placebo pour le second groupe considéré comme le groupe contrôle. Cette supplémentation a duré jusqu’à la fin de la première semaine du post-partum. Il s’agit d’une étude en double aveugle avec un suivi des enfants nés de ces grossesses pendant 3 ans et qui s’est étendue par la suite à deux ans supplémentaires.

695 enfants était concernés par cet essai dont 95,5% avaient terminé la période de suivi en totalité.

Le risque de développer de l’asthme ou des sibilants était de 16,9% chez les enfants dont les mamans avaient reçu la supplémentation en huile de poisson contre 23,7% dans le groupe placebo, ce qui correspond à une réduction relative de 30,7%.

Plus le taux sanguin de l’acide eicosapentaénoïque et de l’acide docosaexaénoïque était faible, plus important était le risque de l’apparition des sibilants et de l’asthme (estimé à 34,1% dans le groupe contrôle) et plus bénéfique était donc la consommation de l’oméga 3 chez ces parturientes chez qui le risque de ces sibilants chute à 17,5%.

La supplémentation en n-3 LCPUFA était aussi associée à un moindre risque des infections pulmonaires basses (31,7% contre 39,1%). Aucune association statistiquement significative n’a été mise en évidence entre la consommation de ces acides gras et l’exacerbation de la maladie asthmatique, l’eczéma et l’allergie.

Dans cette cohorte de nouveau-nés danois dont les données étaient publiées dans The New England Journal of Medicine, il apparaît clairement que la consommation quotidienne d’acides gras insaturés serait à l’origine d’une réduction significative du risque du wheezing (la respiration sibilante) et d’asthme.

E.K.L

 

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