Le fast-food : si seulement on pouvait s’en passer

De nos jours, fonctionnaires, lycéens et élèves, personne n’échappe aux fast-foods, ce must alimentaire qui, bien qu’en apparence semble bon et appétissant, n’est en réalité qu’une cause majeure de l’installation progressive de bien de maladies dont le chef de file est, bien entendu, l’obésité.

Dans ce contexte, le Dr Taieb Doghri, professeur en nutrition, explique pourquoi les fast-foods ne cessent d’être pointés du doigt.

« La rège générale dans toute alimentation correcte est l’équilibre. On doit, en effet, manger de tout et en quantités équilibrées. Les fast-foods échappent complètement à ces bases alimentaires car, en se contentant uniquement de casse-croûtes, de pizzas et de hamburgers, on ne fera qu’enfoncer les carences en matière de légumes et de fruits. Ces derniers étant les sources principales de vitamines, d’oligoéléments et de sels minéraux qui sont essentiels pour un corps humain en bonne santé. »

Et à Dr Doghri d’ajouter « Parallèlement à leur pauvreté en fibres, oligoéléments et vitamines, les fast-foods sont généralement riches en matières grasses et en sel et c’est de là que découle toute la gravité de ces mets. En effet, le gras et le salé augmentent l’appétit du consommateur et l’amèneraient à grignoter doublement et on récolte en fin de course des personnes obèses avec toute la batterie des complications cardiaques et vasculaires apparentées.»

Alors, pour court-circuiter les fast-foods quand on est obligé de manger dehors, le meilleur moyen, selon Dr Doghri, est « d’apporter avec soi des repas préparés à la maison et de ne réserver les sandwichs qu’aux jours où on n’a pas vraiment le choix. Si, tout de même, la personne est obligée de prendre un fast-food tous les jours, il faudra, dans ce cas, éviter les frites et les boissons gazeuses et de ne pas grignoter. Il est également indispensable d’essayer, lors du dîner, de compenser la malbouffe du déjeuner en mangeant de la salade, des légumes, des fruits et des produits laitiers. Il faut veiller que ce qu’on mange à la maison ne contienne pas de fritures, de crème, de beurre ou trop de sel.»

Sachez aussi que les fast-foods ne sont pas nocifs seulement pour la santé de l’homme mais ils constituent une véritable catastrophe écologique puisqu’il fautIl faut 1300 km² de forêt rien que pour fournir du papier d’emballage pendant un an. Seulement 1% de cette quantité est recyclable.

Les enfants qui auront fréquenté les fast-foods pendant une quinzaine d’années, à raison de deux fois par semaine, ont un risque de 86% de devenir obèses. 

Il est bon de savoir également que ce type de nourriture est source de lourdeur d’esprit et de léthargie (état de nonchalance et d’apathie) à court terme et d’obésité, d’hypertension artérielle, d’athérosclérose, de maladie cardiaque et de diabète gras (type 2) à long terme.

Une récente étude espagnole publiée en mars 2012 dans le journal « Public Health Nutrition » a établi un lien de cause à effet entre la consommation de fast-food et le risque de dépression.

Franchement, on n’arrive à lui trouver rien de bon, ce fast-food !

 

E.K.L