« Pour en finir avec l’obésité infantile », oui mais comment ?

Le 11 octobre, la World Obesity Fédération (WOF) célèbre la journée mondiale de l’obésité sous le thème « Pour en finir avec l’obésité infantile ».  Mais pourra-t-on célébrer un état des lieux loin d’être rassurant puisque les chiffres présentés sur l’obésité infantile sont alarmants, voire menaçants.  On recense actuellement 220 million enfants, âgés de 5 à 17,9 ans, en surpoids et ce chiffre grimpera à 268 million d’ici 9 ans parmi lesquels 91 million seront obèses en bonne et due forme, ceci en plus des quelques 41 million d’enfants en dessous de l’âge de 5 ans et qui sont en excès de poids ou obèses.

Rappelons que l’histoire ne s’arrêtera pas au seul fait d’être obèse mais surtout aux pathologies et Co-morbidités qui lui sont souvent associées.  Ainsi, il est estimé que plus de 28 million d’enfants seraient hypertendus, 39 million souffriraient de la stéatose hépatique, 15 million seraient intolérants au glucose et 4 million, dont surtout les enfants les plus âgés, seraient diabétiques de type 2 tout en sachant que certains enfants peuvent avoir plusieurs pathologies à la fois.

Selon le président de la World Obesity Fédération, Pr Ian Caterson, de l’Institut Boden de l’Obésité à l’Université de Sydney « ce fléau est partout et aucun pays n’est épargné par la continuelle croissance de l’épidémie de l’obésité et du surpoids.  Ce qui est encore plus préoccupant c’est que ce fléau sévit particulièrement dans les pays à faibles revenus et qui ont déjà du mal à faire face aux autres problèmes de santé publique »

La dernière décennie est marquée par l’augmentation de la consommation des boissons sucrées de 33%, par l’urbanisation des cités qui bouffent plus de 50% de la population mondiale et la diminution de la pratique d’une activité physique chez 80% des jeunes âgés de 11 à 17 ans, autant de facteurs qui avaient aidé à l’extension de l’obésité chez les plus jeunes.

« S’ajoute à cela, précise Dr Tom Lobstein, directeur au sein de la World Obesity Fédération, le matraquage publicitaire à longueur de journée qui encourage la malbouffe. Certes, les gouvernements se sont engagés à réduire le surpoids et l’obésité de l’enfant d’ici 2025 mais ceci nécessite des mesures strictes, courageuses et énergiques qui interviendraient dans le pouvoir d’achat, dans les normes d’approvisionnement alimentaire, l’étiquetage des produits et même la restriction de la publicité ».

La « World Obesity Fédération » appelle les ministères de la santé à œuvrer pour la mise en place d’un système de soins (dépistage, éducation, traitement…) avec les fonds et les formations requises pour que les personnes en surpoids ou obèses, qu’elles soient enfants ou adultes, puissent y trouver leur requête en cas de besoin.

 

Selon Communiqué de la WOF