Varices des membres inférieurs : nos veines aussi peuvent devenir paresseuses

Les varices des membres inférieurs sont, avec la cellulite, les pires ennemis qui entravent l’apparence physique des femmes et que toute femme craint notamment avec la vieillesse.

 

Comment les varices des membres inférieurs se forment-elles ?

 

Au niveau des jambes, il existe deux réseaux de veines : le réseau superficiel constitué des veines qu’on voit et le réseau profond invisible. Ces deux réseaux communiquent par des veines dites perforantes.

 

Ramener le sang du bas vers le cœur est la fonction princeps des veines des membres inférieurs. Pour cela et pour face à l’effet de la pesanteur, les veines jambières superficielles sont munies d’un système de valves qui aide à pousser le sang vers le haut.

 

En cas d’altération de la paroi veineuse, cette dernière se dilate et les valves qui sont normalement affrontées et tangentielles, vont s’éloigner l’une de l’autre et devenir dysfonctionnelles. Le sang va ainsi refluer et redescendre en bas. Ces veines dilatées, tortueuses et aux valves déficientes définissent les varices.

 

La population à risque

Les antécédents familiaux (facteur héréditaire), l’âge, le sexe (prédominance féminine), l’orthostatisme prolongé (station debout), la grossesse, la surcharge pondérale et la chaleur sont autant de facteurs de risque de développement des varices.

 

Pour confirmer le diagnostic des varices des membres inférieurs

Outre l’interrogatoire qui retrouve la notion de douleur, de lourdeur et de crampes, l’examen physique met en évidence une dilatation des veines superficielles essentiellement situées au niveau de la face interne de la jambe et de la cuisse. Ces varices pourraient s’accompagner d’œdèmes et, à un stade plus avancé, de lésions cutanées. Pour confirmer ce diagnostic, le recours à l’échographie associée au doppler (évaluer la circulation sanguine dans les veines) est inévitable.

 

Les moyens disponibles pour traiter les varices des membres inférieurs

Depuis les traitements chirurgicaux des varices, du début du 20ème siècle, considérés comme particulièrement mutilants, les moyens se sont nettement améliorés. On dispose actuellement d’une panoplie de méthodes thérapeutiques applicables selon les indications posées par le médecin traitant.

 

Entre moyens non chirurgicaux tels que les médicaments veino-actifs (qui améliorent la circulation veineuse), les bas et collants de contention, la sclérothérapie (injection dans les veines d’un produit qui l’oblitère) ou le laser transcutané et les moyens chirurgicaux comme la phlébectomie qui consiste en l’ablation des varices, le praticien décidera en fonction du stade évolutif et de la gravité de la maladie variqueuse.

 

Se souvenir que les varices des membres inférieures est une maladie, une fois installée, nécessite un suivi régulier chez son médecin et une hygiène de vie appropriée en particulier une alimentation équilibrée pour éviter le surpoids, l’éviction des positions debout prolongées et la pratique d’une activité physique pour améliorer le retour veineux.

 

E.K.L