Reconstruction mammaire : pour ne pas perdre sa silhouette féminine

Reconstruction mammaire par prothèse interne : pourquoi ?

L’opération vise à reconstituer le sein de par son volume et ses contours et ce, via une prothèse interne qui se met au-dessous du muscle pectoral.Cette reconstruction est toutefois partielle, la sujette peut demander, par la suite, une éventuelle reconstruction de l’aréole et du mamelon. Une intervention sur le sein a un résultat qui garantit une meilleure symétrie des deux seins. Cela aide la femme à avoir une apparence quasi-normale et amoindrit visiblement tous les risques des retombées psychiques. Le premier objectif est d’améliorer le confort moral aux patientes en leur gardant leur apparence féminine. Il faut dire toutefois que quels que soient les efforts et les compétences du chirurgien, le sein reconstruit ne sera pas aussi naturel et symétrique que le sein enlevé.

 

Y-a-t-il d’autres moyens ?

La reconstruction mammaire par prothèse interne n’est pas la seule alternative pour les femmes ayant subi une ablation ! Certaines patientes se contentent, en effet, de prothèses externes. Il existe également d’autres techniques pour reconstruire le sein notamment l’utilisation des tissus d’une autre partie du corps. Cette technique est certes plus pointilleuse et elle a ses avantages et inconvénients.

 

Comment ça se passe ?

Le principe premier de l’opération est généralement de procéder à la reconstruction en même temps que la mammectomie. Il s’agit d’une reconstruction immédiate. Cette reconstruction peut aussi être secondaire. C’est-à-dire qu’elle ait lieu après les traitements complémentaires qui sont parfois nécessaires suite à l’ablation. C’est la même cicatrice de la mammectomie qui est ré-ouverte pour introduire la prothèse généralement sous la peau et le muscle pectoral. Dans les cas les plus simples, la prothèse est permanente.

Ceci dit, il est possible, dans certains cas plus compliqués, qu’on utilise une prothèse temporaire qui sert à accroître la quantité des tissus de couverture de la peau et des muscles. Ceci peut donner, en effet, un aspect plus naturel au sein reconstruit. Le seul inconvénient demeure cette trace chirurgicale qui demeure visible même si son aspect peut être amélioré. L’expansion tissulaire, en revanche, nécessite deux interventions à environ trois mois d’intervalle.

La première intervention consiste à reconstruire le volume du sein, la deuxième à symétriser le sein controlatéral et de retoucher le sein reconstruit si nécessaire. Quant à la troisième, elle permet de réaliser le mamelon et l’aréole. Donc on implante la prothèse en un premier temps et on remodèle le sein opposé lorsque cela est nécessaire. Ensuite, l’aréole et le mamelonseront reconstruits dans une phase ultérieure, généralement sous anesthésie locale une fois que le volume du sein est stabilisé. L’intervention peut durer entre une et deux heures. Un pansement modelant en forme de soutien-gorge, est porté en dernière phase de l’opération.

 

Bibi