Le « Fish odor syndrom » (FOS) ou triméthylaminurie

Après un effort physique, en temps chaud et caniculaire, on court généralement tout de suite sous la douche pour se rafraichir et apprécier l’odeur agréable  dégagée de notre gel douche et autre savons parfumés… on sent bon ! C’est un plaisir pour soi et pour son voisinage.

Certaines personnes (un petit nombre fort heureusement) n’ont pas cette chance,   a contrario, ils dégagent souvent une odeur nauséabonde de poisson pourri ;  ces personnes sont atteintes du « fish odor syndrom »  (FOS)  (syndrome de l’odeur de poisson.)

Le premier rapport établi  à ce sujet est celui de J.A  Humbert publié en 1970;

Le fish odor syndrom (FOS) ou Triméthylaminurie, est une anomalie caractérisée par la présence de la triméthylamine (TMA), une amine tertiaire dont l’odeur est décrite comme du poisson pourri, dans l’urine, la sueur et l’air expiré par les personnes atteintes.

Le trouble est provoqué par une déficience héréditaire de la flavine-monooxygénase 3, l’enzyme essentielle au métabolisme de la triméthylamine. Cette dernière constitue  le composé responsable de l’odeur désagréable. Elle  est normalement oxydée par la flavine monooxygénase 3 (FMO3) en triméthylamine-N-oxyde (TMAO) non odorante.

Quelle que soit l’étiologie, le FOS est souvent associé à des troubles psychosociaux importants, qui doivent être considérés lors de l’élaboration d’un plan de traitement. En effet  les patients atteints de FOS sont souvent ridiculisés, souffrent d’un manque d’estime de soi et éprouvent de la honte et rarement  des  états de  détresse  pouvant aller  jusqu’ aux tentatives de suicide.

Le diagnostic, qui a longtemps échappé aux praticiens, se fait sur la base de l’analyse d’urine dont les  résultats permettent de  déterminer la concentration à la fois du TMA et TMAO.

Vu qu’il n’existe pas de traitement curatif, il est  conseillé  au patient pour mieux vivre avec sa maladie, de se laver fréquemment et de préférence  avec un savon acide (pH 5,5-6,5) et de laver ses vêtements régulièrement.

De privilégier  les  régimes pauvres en apports alimentaires de triméthylamine et de ses précurseurs (choline, lécithine et la triméthylamine N-oxyde) à savoir les poissons de mer, les pois, le foie et les œufs qui sont à éviter ou  du moins à réduire.

Le patient  doit également  savoir (être conscient du fait) que la mauvaise odeur s’intensifie avec la fièvre, le stress, l’exercice physique, et avec  toute autre cause de transpiration.

Un traitement de courte durée avec des antibiotiques (metronidazole, néomycine) peut seulement aider à réduire la mauvaise odeur.

 

                                                                                                                  B.H.S