Sport scolaire : Bienfaits et délaissement

Sport scolaire : Bienfaits et délaissement

En effet, au niveau physique, le sport permet de renforcer les capacités cardiaques et pulmonaires des enfants, et de fortifier le squelette. Autre aspect très important, il permet, à l’enfant de mieux connaître son corps et de l’accepter, ce qui est essentiel durant la période de l’adolescence.

Sur le plan social, le sport constitue un excellent vecteur sociétal pour les jeunes enfants et adolescents. Il leur permet de se faire des amis en dehors du cadre scolaire, d’apprendre la solidarité et l’esprit d’équipe. Sans oublier que l’activité sportive véhicule, en général, des notions de discipline, de fairplay et de respect de l’adversaire.

Les psychologues diront, quant à eux, que la pratique d’une activité sportive permet aux enfants de prendre confiance en eux, d’aller au-delà de leurs limites et de tester leurs capacités.

Pour revenir aux bienfaits purement physiques de la pratique du sport à un jeune âge tel que c’est répandu dans les pays développés d’Europe, les spécialistes précisent qu’avant 5 ou 6 ans, il s’agirait, plutôt, d’activités d’éveil et de découverte d’un sport que d’une véritable pratique.

De 6 à 8 ans, c’est la période d’initiation au sport. L’enfant commence, effectivement, à comprendre les règles et à les accepter.

Et de 8 à 13 ans, c’est l’âge de l’apprentissage : les capacités physiques et psychomotrices de l’enfant lui permettent, carrément, de pratiquer le sport et de se perfectionner dans le sens où son esprit de compétition se développe en même temps que ses capacités d’endurance.

Il s’agissait là de ce qui devrait être, mais il est déplorable de constater que chez nous, les séances d’éducation physique dans les lycées sont devenues du simple remplissage quand elles ne sont pas boycottées, notamment, via des dispenses médicales. Et ce pour diverses raisons : le manque d’infrastructures de base adéquates, le manque de sensibilisation et de motivation et le manque de compétences humaines dans ce domaine.

C’est à se demander si on ne va pas regretter le bon vieux temps où le sport scolaire constituait la joie et le bonheur des jeunes sans oublier de mettre en relief qu’il représentait la vraie pépinière dans laquelle puisait le sport civil. Et c’est tout dire !…

M.B.H