Le SAMU ou la métamorphose de la phase pré-hospitalier

Dans sa thèse de doctorat en médecine, docteur Frank Barot a démontré que le concept de médecine pré-hospitalière a commencé dès l’antiquité, plus précisément avec les premières recommandations d’Hippocrate à ses étudiants consistant à se munir, toujours, de leur trousse pour prodiguer les premiers soins en cas d’urgence.

Mais il faudra attendre le Moyen-âge et le développement de la médecine militaire pour sauver le maximum de blessés de guerre, surtout après l’usage des armes à feu.

Durant le 18ème siècle avec la révolution des pensées et la naissance de l’esprit critique, on assiste à la découverte de Lavoisier, en l’occurrence les secours aux noyés qui deviennent le premier domaine d’intervention des pouvoirs publics.

Les progrès de la médecine n’ont pas cessé d’évoluer, depuis, et la phase pré-hospitalière s’est littéralement métamorphosée au 19ème siècle. En effet, avec les découvertes de Claude Bernard dans le traitement du choc et la naissance de l’anesthésie et de la transfusion, une nouvelle science vient de voir le jour, celle de l’anesthésie-réanimation.

Ainsi, suite aux progrès enregistrés par les techniques modernes de réanimation, les médecins ont acquis un savoir salvateur capable de changer la balance des dégâts en cas d’incident. Les médecins ne peuvent plus accepter une fatalité et une mortalité élevée dans le sens où il faut être le plus proche du malade en cas d’accident, juste derrière le téléphone. C’est ainsi qu’à la fin du 20ème siècle, le concept du service d’aide médicale urgente, le SAMU, a vu le jour.

Dans ce numéro, nous avons choisi de rendre un vibrant hommage à ces hommes et femmes de l’ombre qui n’ont jamais cessé de travailler jour, nuit et jours fériés, en temps de paix et, surtout, de guerre et de révolution. De plus, durant cette période estivale, quand tout le monde profite de ses congés et de ses vacances, ces soldats de l’ombre veillent sur nous, sur notre confort et, plus particulièrement, sur notre vie…..