Le coup de foudre, quelle base scientifique ?

Rencontrer soudainement une personne, au moment où l’on s’y attend le moins et c’est la tourmente, la décharge électrique, le tourbillon d’émotions parfois incontrôlable, un véritable phénomène d’hypnose, c’est ce qu’on appelle « le coup de foudre ».

Le problème réside dans le fait de différencier coup de foudre et simple attirance physique. Si vous aviez déjà vécu cette situation de « coup de foudre », vous saurez alors définir avec exactitude le bonheur, le bien être, l’insouciance et la béatitude, des sentiments ressentis à l’instant même où vous aurez rencontré cet(te) inconnu(e) mais est ce suffisant pour dire que c’est l’homme ou la femme de ma vie ?

L’existence du coup de foudre a toujours été contestée avec une balance qui penche plutôt du côté de son inexistence. Il a été même considéré par certains philosophes comme un état d’émerveillement et de ravissement momentané et de l’affabulation même car il est nécessaire de passer par plusieurs phases pour aboutir à la passion réelle rejetant ainsi le caractère instantané, brusque et violent de ce sentiment.

Y a-t-il une base scientifique ?

Faut dire que les publications scientifiques relatives à cet « état de trans » un peu spécial sont rares et il a fallu remonter un peu dans le temps pour trouver quelques travaux relatifs à ce phénomène.

Ainsi, selon Folkes V. S et al en1982 dans son papier « Forming Relationships and the Matching Hypothesis” publié dans “Personal Social Psychology” ou encore Buss D. M et al en 1986 avec son étude intitulée « Preferences in human mate selection » qu’on retrouve dans le même journal, la similarité des personnalités et parfois même la ressemblance physique sont la base de l’attirance entre les personnes.

Pour ce qui est des signes cliniques ressentis lors du coup de foudre soit, la douleur dans le ventre, le rythme cardiaque qui s’accélère, les membres qui tremblent, les bouffées de chaleur…ils sont dus à la sécrétion de bon nombre de substances comme la dopamine et l’ocytocine, les mêmes sécrétées lors d’une forte attirance physique et qui déclenchent lors de la situation présumée du coup de foudre cette sensation vertigineuse de bien être.

Coup de foudre et attachement : deux choses complètement différentes

Idéaliser cette relation très excitante à ses débuts et la considérer comme éternelle par les deux partenaires risque d’être très décevant. La déception peut survenir, une fois réveillé(e) de ce moment d’envoûtement et faisant face à la triste réalité, suite à la divergence des caractères, des choix, du comportement, de la vision du futur car on ne vit pas éternellement dans l’euphorie et dans le rêve, ces derniers doivent être rapidement replacés par les ingrédients indispensables d’une vie à deux plus stable et plus réaliste si c’est l’objectif, bien entendu. Mais ce qui est encore plus grave, c’est quand ce coup de foudre vire à l’éblouissement ou carrément à l’obnubilation avec une absence totale de réflexion et de raisonnement, une impression de vivre dans une bulle et le risque non négligeable de détruire la personne et son entourage, c’est la signification mot à mot de « l’amour est aveugle ».

Ceci dit, il y a forcément toujours des exceptions à la règle et le coup de foudre avec la bonne personne, au bon moment, au bon endroit et sous le thème « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfant » existe mais peut être s’agit-il d’un coup de foudre avec un coup de chance !

O.A

 

 

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