Les groupes sanguins ABO et Rhésus et le risque de diabète de type 2

Des chercheurs du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations, de l’INSERM, en France ont réalisé une étude, dont l’objectif était d’évaluer la relation du groupe sanguin ABO (A, B, AB et O), le facteur Rhésus (positif ou négatif) et une combinaison des deux (ABO × Rhésus) au risque de développement de diabète de type 2 (DT2).

Les résultats de cette étude, ont été publiés dans Diabetologia (the journal of The European Association for the Study of Diabetes)

Au total, 82 104 femmes de la grande cohorte prospective E3N ont été suivies entre 1990 et 2008.

La E3N est une étude épidémiologique, française entreprise en 1991 auprès de 100 000 femmes de l’éducation nationale pour  étudier l’impact de différents facteurs (hormonaux, génétiques, alimentaires…) sur la survenue de cancers, mais aussi d’autres pathologies chroniques chez la femme.

Les résultats ont montré que, les femmes des groupes A et B, étaient  plus susceptibles de développer le DT2 respectivement de 10% et  21% par rapport aux femmes avec le groupe sanguin O.

Le groupe AB était de 17% plus susceptibles de développer le DT2, mais ce résultat n’était pas statistiquement significatif.

Lorsque l’on regarde uniquement les femmes  R + versus R-, aucun des deux groupes n’était à risque plus élevé de développer DT2 par rapport à l’autre.

Les chercheurs  ont ensuite combiné les groupes ABO et le Rhésus et comparé chaque combinaison possible avec le O négatif (O-), connu comme le groupe donneur universel.

Par rapport aux femmes au groupe  O-, le risque le plus élevé de développer DT2 a été trouvé dans le groupe  B + (35% un risque accru), suivie par AB + (26%), A (22%) et  A + (17%). Les résultats pour O-, B-, et les groupes AB- n’étaient pas statistiquement significatif.

Cette étude suggère que les personnes ayant le type sanguin O ont un risque moindre de développer un diabète de type 2. Ainsi les effets du groupe sanguin doivent être étudiés dans les études cliniques et épidémiologiques futur sur le diabète.

D’autres recherches physiopathologiques sont nécessaires pour déterminer pourquoi les individus de type sanguin O ont  moins de  risque  d’atteinte de diabète de type 2.

 

B.H.S