Une nouvelle horloge biologique

Nous prenons tous de l’âge mais les scientifiques ne savent toujours pas pourquoi. Une nouvelle étude vient de révéler les secrets d’une nouvelle horloge intégrée dans notre corps, plus précisément dans notre génome.

Les résultats récemment publié au journal Genome Biology peuvent offrir de nouvelles voies de recherche en matière de cancer et de cellules souches.

Dans de précédentes études, l’horloge biologique a été liée à la salive, aux hormones ou encore aux télomères. La nouvelle étude vient de découvrir un outil temps interne capable de calibrer l’âge de nos divers organes, tissus et types de cellules. Les chercheurs ont aussi noté que certaines parties de notre corps vieillissent plus vite que d’autre comme le tissu des sains chez la femme par exemple.

« Pour faire face au processus de vieillissement, nous avons besoin d’un moyen sûr de le mesurer. Préciser un bio-marqueur pour ce processus a été le défi de notre équipe pendant quatre ans, explique Steve Horvath, un professeur de génétique humaine à  the David Geffen School of Medicine. ». «  Mon but dans cette étude était d’offrir aux scientifiques un moyen de comprendre ce qui ralentit ou accélère le processus de vieillissement dans un tissu donné, continue Pr. Horvath ».

Pr. Horvath s’est intéressé à la méthylation, un processus naturel qui altère chimiquement la qualité de l’ADN. Il a passé au crible 121 lots incluant 8000 noyaux cellulaires de 51 types de cellules saines et cancéreuses. La méthylation de l4ADN a été analysé. L’éminent professeur a pu mesurer l’âge cellulaire en fonction de la vitesse de méthylation en créant une véritable horloge. Pour certains tissus, Pr. Horvath a noté que l’âge mesuré était concordant avec l’âge chronologique, pour d’autres la divergence était significative. Le tissu mammaire sain est 2 à 3 ans plus âgé que le reste du corps. En cas de cancer du sein, le tissu sain avoisinant la tumeur est 12 ans plus âgé.

Un tissu tumoral d’une façon générale est plus âgé d’une moyenne de 36 ans. Cela peut expliquer par exemple que le cancer du sein soit le plus fréquent chez la femme ou que le risque de certains cancers augmente avec l’âge.

A.K