Manifestation des internes et des résidents et menace de démission collective

Manifestation-internes-residents-menace-demission-collectiveDans un communiqué du Syndicat des Internes et des Résidents en Médecine de Tunis (SIRT), il a été décidé qu’en date du jeudi 23 janvier 2014 et devant le ministère de la santé, il y aura de 9h à 13h une manifestation nationale des externes, des internes et des résidents en médecine et en médecine dentaire en protestation contre le projet de loi n° 38/2013.

 

Il a été précisé dans ce communiqué que ce projet de loi soumet les médecins à l’obligation du travail obligatoire de trois ans aux nouveaux médecins spécialistes tunisiens et que « ce même projet de loi est actuellement âprement défendu par le ministre sortant de la Santé, Abdellatif Mekki ».

 

Le communiqué lance donc un appel : « Tous les médecins (médecins hospitalo-universitaires, médecins de la santé publique et médecins libéraux) qui souhaitent nous soutenir dans notre combat légitime pour la dignité de la médecine dans les régions côtières et dans les régions de l’intérieur sont les bienvenus ».

 

Il est prévu dans ce contexte que les manifestants se réunissent à 8h30 à la Faculté de Médecine de Tunis et manifestent à 9h00 devant le ministère de la santé à Bab Saâdoun.

 

Les internes et les résidents en médecine ont ensuite exprimé dans ce communiqué « leur soutien à leurs confrères travaillant dans les zones sanitaires prioritaires et qui font tout leur possible pour dispenser des soins de qualité aux Tunisiens ».

 

D’autre part, dans une motion de l’Assemblée générale des médecins et pharmaciens hospitalo-universitaires, tenue le 20 janvier à la faculté de médecine de Tunis, les présents ont exprimé leur profonde préoccupation quant à la situation exceptionnellement grave et déploré la démarche entamée par la tutelle contre le Pr Chokri Kaddour, avant de voter à main levée trois décisions :

 

  • la suspension des activités cliniques jugées non urgentes par l’équipe médicale aussi bien pour la consultation externe que pour les explorations et les gestes thérapeutiques
  • un préavis de grève des soins non urgents de cinq jours
  • la démission collective des hospitalo-universitaire après la grève en cas de non aboutissement des négociations.

 

N.H (d’après communiqués)