L’UGTT proteste contre les incidents de l’hôpital Hédi Chaker

Le bureau exécutif de l’UGTT (Union Générale Tunisienne du Travail) proteste ce qu’il décrit comme « agissements des forces de l’ordre, aidées par des personnes appartenant à un parti politique qui se sont volontairement pris au personnel de l’hôpital Hédi Chaker à Sfax avec agression de certains membres et adhérents du syndicat et l’arrestation de deux personnes du syndicat en premier lieu puis l’entrée par la force à l’hôpital le 20 juillet avec le nouveau directeur et l’arrestation de 5 personnes »

Selon la TAP, l’UGTT proteste contre ces méthodes qu’il a décrites comme « graves et  identiques à celles qu’on croyait révolues ». L’UGTT attire également l’attention que le personnel de l’hôpital Hédi Chaker était en grève pour défendre la neutralité de l’administration de l’hôpital et sa protection contre toute orientation politique. La grève, tenue depuis un certain temps, ne s’est jamais répercutée sur le cours normal du travail au sein de l’institution.

L’UGTT rappelle, dans ce contexte, qu’il soutient, d’une manière inconditionnelle, tous les syndicalistes victimes de cette agression et réclame la mise en liberté immédiate des personnes arrêtées et le jugement de toute personne qui a manqué de respect à l’institution et à ses employés. Il demande, également, à préserver l’administration de l’hôpital de toute politisation, à ouvrir un dialogue entre les personnes concernées par la neutralité politique, à respecter le travail des syndicalistes et à refuser toute atteinte qui touchera aux libertés du syndicat.

A noter, selon la TAP, que le ministère de la Santé a rappelé que cette institution hospitalière est le théâtre, depuis près de 5 mois, de grève de la part de certaines personnes au sein du hall de l’administration, lesquelles personnes auraient essayé d’interdire au directeur et à ses collaborateurs l’accès aux locaux et l’interruption de leur travail, ce qui s’est répercuté négativement sur le niveau des services fournis par l’administration aux citoyens et a généré des pertes financières pour l’institution.

Le ministère de la Santé a exprimé sa volonté d’appliquer la loi afin de protéger l’hôpital et tous ceux qui y exercent.

E.K.L