Les sujets phares du 1er congrès pharmaceutique arabo-africain

congres-pharmaceutique-arabo-africainLe 1er congrès pharmaceutique arabo-africain a eu lieu la fin de la semaine dernière dans un hôtel de la banlieue nord de Tunis et avait pour thème : Le Médicament : De la Coopération à l’intégration.

Nombreux étaient les participants  mais nombreux et variés également étaient les sujets qui avaient été abordés lors de ce congrès. Parmi les sujets abordés, on cite l’éthique et l’innovation pharmaceutique, l’industrie pharmaceutique en Tunisie, les médicaments génériques, la contrefaçon des médicaments et bien d’autres…

Pour parler plus en détails de ce congrès, sante-tn a contacté Dr Chedly Fendri, le trésorier du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens.

 

«Le taux de participation était plus que satisfaisant avec 600 congressistes lors de la première journée et près de 400 participants lors de la seconde journée. Les thèmes phares de ce congrès avaient abordé la qualité du médicament et l’harmonisation, la coopération industrielle, la contrefaçon des médicaments et les médicaments OTC (Over The Counter) ou médicaments grand public.

 

En parlant d’harmonisation, le but est d’unifier l’AMM (autorisation de mise sur le marché) des médicaments entre les pays africains. En d’autres termes et à titre d’exemple, si un médicament obtenait l’AMM en Tunisie, cette AMM devrait être systématique et conséquente en Afrique du Nord et en Afrique et réciproquement. Sur ce sujet, Dr Safiatou Ouattara a parlé plus longuement de l’apport incontestablement bénéfique de l’expérience africaine dans ce domaine. En effet, cette expérience avait déjà été lancée en Afrique de l’Ouest dans le cadre de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) qui englobe huit pays membres que sont le Bénin, le Burkina Faso, la côte d’ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

La coopération industrielle, rapporte Dr Fendri, a été également largement abordée lors du congrès. Cette coopération a pour objectif de favoriser les rencontres entre industriels tunisiens et leurs homologues africains dans le domaine de l’industrie pharmaceutique et vise à faciliter les démarches dans le partenariat tuniso-africain et à élargir le marché du médicament.

 

La contrefaçon des médicaments a été aussi un sujet d’actualité du congrès pour lequel M. Olivier Androllo de la Conférence Internationale des Ordres de Pharmaciens Francophones (CIOPF) et Mme Aline Plançon, représentante de la Mission permanente d’Interpol auprès des Nations Unies à Genève, ont intervenu.

L’un des soucis de l’industrie pharmaceutique qui ferait couler beaucoup d’encre en ce moment est celui des médicaments dits médicaments grand public ou encore les médicaments OTC. Ces médicaments, non prescrits par les médecins, poseraient des problèmes particulièrement sur le plan juridique. En effet, l’appréhension des gens du métier est que la vente de ces médicaments ne soit soumise à aucune réglementation, que ces produits soient accessibles à la publicité, qu’il n’y ait plus de remboursement par la CNAM et qu’on pourrait, même, les retrouver sur les étagères des grandes surfaces. Bien que la Grande-Bretagne soit leader en la matière mais les résultats de cette expérience se font, apparemment attendre.

 

Et concernant les prochaines manifestations du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens, Dr Fendri nous a dit qu’en plus des journées nationales de l’ordre qui sont organisées chaque année, il espèrerait que cette première session du congrès pharmaceutique arabo-africain serait suivie par d’autres aussi bien en Tunisie que dans d’autres pays arabes et africains et cela, dans le but d’enrichir, d’élargir et de développer l’industrie du médicament ».

 

E.K.L

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