Les boissons énergétiques : un fléau en croissance

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Depuis l’introduction du Red Bull sur le marché australien en 1987 et aux états unis en 1997, le marché des boissons énergétiques est en croissance exponentielle. Des centaines de marques sont en actuellement en vente avec des teneurs en caféine de la dose modeste 50mg à l’dextrement alarmante dose de 505mg par canettes.

Une large revue de la littérature et de toutes recherches portant sur les boissons énergétiques a été publié au Journal Drug and Alcohol Dependence.

La réglementation sur les boissons énergétiques incluant l’étiquette mentionnant le contenu et les avertissements nécessaires diffèrent largement d’un pays à l’autre.

Avec les lois les plus laxistes aux états unis, le marketing de ces boissons est le plus agressif ciblant les adolescents promettant des super-performances et des sensations psycho-actives simulant l’effet des drogues.

Dans ce contexte, de plus en plus de cas d’intoxication à la caféine sont rapportés, en plus de cas de dépendance et de sevrage de caféine.

Chez les enfants et les adolescents dont ‘l’organisme n’est pas habitué à la caféine, la vulnérabilité à l’intoxication est majorée. Des facteurs génétiques peuvent aussi intervenir pour aggraver la réponse de l’organisme quant à l’intoxication, la dépendance et le sevrage.

L’usage combiné de boissons énergétiques et d’alcool est plus fréquent parmi les jeunes. Les études montrent que cette association potentialise les accidents liés à la consommation d’alcool.

Ces observations, tirées à partir de centaines d’études sur le sujet, ont plusieurs implications cliniques. Il est peut être temps d’exiger une transparence totale sur la teneur en caféine et de toute autre substance contenue dans chaque boisson énergétique. Il est aussi fortement recommandé d’exiger que l’emballage de la boisson porte des avertissements quant aux risques potentiels sur la santé. Des restrictions sur la publicité et le marketing agressif chez les jeunes enfants et adolescents inexpérimentés doivent aussi être mises en place.

Une dernière recommandation par les auteurs de cette revue appelle les médecins et les cliniciens à être plus vigilants et approfondir leurs connaissances en matière d’intoxication à la caféine pour ne passer à côté si un cas se présente.

AK