Le ministre de la santé répond aux accusations des investisseurs européens, quant au projet de santé du sud Tunisien

Le mercredi 17 septembre, l’European Cancer Centers (ECC), par le biais de son président, de son chef de direction, de son chef de service médical et de son vice-président des finances, a adressé une lettre ouverte à l’attention du chef du gouvernement tunisien, Mr Mehdi Jomaa, dans laquelle de graves accusations ont été portées contre le ministre de la santé, le Dr Mohamed Salah Ben Ammar. En effet, celui-ci, par le biais de son veto, a été accusé d’avoir bloqué la création du plus grand hôpital privé de cancérologie du continent africain dans la région de Gabès au détriment de ses intérêts personnels.

La lettre rappelle également que l’ancien ministre de la santé Mr Abdellatif Mekki, avait signé un accord de principe pour l’implantation de l’ECC en Tunisie le 11 décembre 2013.

Soucieux d’avoir la version de la « partie adverse », à savoir le ministère de la santé, nous avons contacté le cabinet du ministre. La réponse ne s’est pas faite attendre :

Précisions du ministère de la Santé

« Suite aux assertions émanant d’un groupe de promoteurs européens désireux de créer un hôpital privé de cancérologie dans le sud du pays, rapportées par certains sites de la presse électronique, le ministère de la Santé déplore les accusations mensongères et non fondées colportées à ce sujet en réaction à son attitude circonspecte vis-à-vis du dit projet, une attitude dictée par le seul souci de préserver l’intérêt du pays.

Le ministère de la Santé saisit cette occasion pour faire observer que le secteur public doit rester la référence tout en travaillant pour un développement harmonieux des secteurs sanitaires public et privé, ce qui demeure également une priorité constante de la stratégie en vue de garantir un accès universel à des services de santé de qualité concrétisant ainsi la démocratie sanitaire ».

Une affaire à suivre de très près…

K.L