La Peroxydase de raifort… Vertu du radis noir

Les enzymes sont des substances qui catalysent les réactions chimiques dans les organismes vivants ; la peroxydase de raifort en est une. Mise au point

Dans les cellules de notre organisme il se produit des centaines de différentes réactions chimiques  telles que les réactions qui se passent au niveau de l’intestin grêle et qui décomposent les aliments que nous mangeons en petites particules assimilables par nos cellules. Les enzymes jouent le rôle de catalyseur, en facilitant et accélérant ces réactions.

En 1810, Louis-Antoine Planche constatait que des extraits de racine de diverses plantes avaient la propriété d’oxyder en présence de peroxyde d’hydrogène ou d’eau oxygénée.  Cette fonction de décomposition de ces peroxydes, dérivés toxiques de l’oxygène, leur valut le nom de peroxydases aux enzymes responsables.

La peroxydase est donc une enzyme d’oxydo-réduction qui oxyde un substrat réduit (RH2) en un produit oxydé (R) grâce à l’action de l’eau oxygénée (H2O2). Elle fait donc partie des oxydases.

La racine de raifort (radis noir) est aujourd’hui, la source la plus commune de peroxydase à usage biotechnologique. Elle est connue par les chercheurs sous le nom de peroxydase HRP (horse radish peroxidase).

Le raifort est une plante vivace, de la famille des crucifères, qui possède de nombreuses propriétés médicinales notamment ses racines, très utilisées en phytothérapie ; elles sont riches en Vitamines : B2, 3, 6 et C, en Sels minéraux : sodium, calcium, magnésium, soufre et potassium, en Oligo-éléments : fer et cuivre et en Acides : chlorhydrique, carbonique, sulfurique, phosphatique.

Elle est très utilisée en immunhistochimie qui est une technique consistant à l’utilisation de réactions chimiques afin  de mettre en évidence des molécules particulières dans la cellule.

Plus précisément, la localisation de protéines dans les cellules d’une coupe de tissu, par la détection d’antigènes au moyen d’anticorps.

Un couple anticorps-antigène peut être visualisé de plusieurs façons. Dans la plupart des cas, un anticorps est conjugué à une enzyme (ex :peroxydase) qui peut catalyser une réaction de production de couleur (ex. : coloration immunoperoxydase).

Les techniques d’immunohistochimie ont une place privilégiée dans le diagnostic de certaines dermatoses inflammatoires : les maladies bulleuses auto-immunes (MBAI), le lupus érythémateux et les vascularités.L’immunohistochimie est également très utilisée pour le diagnostic et/ou le suivi decancerspar détection de cellules anormales telles que celles trouvées dans les tumeurs cancéreuses.

B.H.S