La maladie d’Alzheimer aggravée par une infection !

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La maladie d’Alzheimer est la plus commune forme de démence sénile. Il s’agit d’une maladie neurodégénérative caractérisée par une régression des fonctions cognitives comme la mémoire et les comportements. Cette maladie touche surtout les personnes âgées. Sa prévalence est de plus en plus élevée. Son cout à la société est actuellement estimé à 5 fois plus celui du cancer et la maladie cardiovasculaire. Sa première découverte remonte à déjà un siècle mais son décodage scientifique ne s’est réellement établi que pendant les dernières trente ans.

Certaines équipes se mettent à analyser le lien entre le processus inflammatoire et l’atrophie cérébrale caractérisant la maladie.

L’inflammation est la première réaction du corps face à une agression (infection ou traumatisme). La microglie est la cellule du système immunitaire au cerveau. Et elle démarre la réponse inflammatoire à ce niveau et libère plusieurs substances pouvant être toxiques pour les cellules cérébrales. Des recherches ont suggéré l’activation de la microglie altère certaines connections au niveau de l’hippocampe et influençant la mémoire. Des chercheurs suggèrent que les anti-inflammatoires peuvent être neuroprotecteurs. Les essaies cliniques par contre n’ont pas pu mettre cela en évidence par des résultats concrets.

Professeur Hugh Perry et son équipe de l’université de Southampton analyse depuis une dizaine d’année l’effet de l’inflammation sur la survenue de la maladie d’Alzheimer. Après des analyses poussées faites sur les souris, ils ont menée une étude sur 85 patients ayant la maladie au stade de déclin cognitif léger à modéré. L’observation médicale rigoureuse a montré que ceux qui avaient eu une ou des infections ont souffert d’une régression des capacités cognitives plus sévère. Un deuxième groupe incluant 300 patients suivis sur une période de 6 mois a permis de montré que ceux qui ont eu une infection systémique avaient un déclin cognitif 3 fois supérieur à ceux qui n’avaient pas d’infection du tout.

Il est intéressant pour les scientifiques de découvrir que l’infection loin du cerveau provoque une neurodégénérescence. Cela ouvre de nouvelles voies dans la recherche sur cette maladie.

A.K