Grève des internes et des résidents en Médecine de Tunis

Après la grève des médecins, pharmaciens et médecins dentistes hospitalo-universitaires prévue les 30 et 31 mai, c’est au syndicat des Internes et Résidents en Médecine de Tunis (SIRT) de lancer un avis de grève nationale des internes et des résidents en Médecine prévue le 5,6 et 7 juin 2012.

Selon la lettre d’information du SIRT diffusée le 28 mai 2012, cette grève est l’unique alternative possible face au laxisme caractérisé du ministère de la santé publique dans sa gestion du dossier de la violence et de l’insécurité au sein des hôpitaux publics. En effet, le ministère de la santé  répond aux agressions des personnels soignants (médecins, infirmiers, techniciens, etc.) par une indifférence magistrale et laisse sombrer un secteur aussi vital que celui de la santé publique dans le chaos et le désordre.

Toujours selon la lettre d’information du SIRT « La santé publique n’est plus aussi « publique » que cela à cause du manque flagrant de moyens, de médicaments et d’équipements qui précarise ce secteur, lequel finira hélas par devenir « une médecine pauvre pour des patients pauvres » si rien n’est fait dans les prochaines années. Les premiers à subir ce laisser-aller dans les hôpitaux sont à la fois le simple citoyen (en particulier celui des classes moyenne et populaire) et le médecin qui doit travailler dans des conditions impropres au bon exercice de son art.

Depuis la révolution, les médecins et les paramédicaux ont eu à subir des agressions dont le nombre et la gravité n’ont fait qu’augmenter, allant de la simple agression verbale à l’agression en groupe ou bien avec arme blanche. En moins d’une année, le syndicat des internes et des résidents en médecine de Tunis a enregistré 272 cas de violence physique à l’encontre de médecins, et ne compte plus les agressions verbales et les incivilités devenues quasi quotidiennes.

La grève à laquelle appellent les syndicats d’internes et de résidents en médecine de Monastir, Sfax et Tunis fait suite à quatre entrevues avec des responsables du ministère de la santé publique. Les revendications des internes et des résidents en médecine sont :

  1. La concrétisation des accords signés avec le ministère de la santé publique et l’engageant à recruter et organiser du personnel qualifié en vue d’assurer le bon déroulement de l’exercice de la médecine.
  2. La désignation d’un responsable de la sécurité au sein de chaque structure hospitalière, lequel sera tenu pour responsable de tout incident touchant à la sécurité du personnel.
  3. La publication d’une liste exhaustive des responsables juridiques des hôpitaux chargés de la poursuite en justice de toute agression, verbale ou physique. 4. La publication de comptes-rendus détaillés de l’avancement des poursuites juridiques concernant les plaintes déjà déposées.
  4. La publication de comptes-rendus détaillés de l’avancement des poursuites juridiques concernant les plaintes déjà déposées.

La grève nationale des internes et des résidents en médecine aura lieu les 5, 6 et 7 juin 2012 pour dénoncer l’insécurité croissante dans les hôpitaux, les dispensaires et surtout les services d’urgence. Des mesures concrètes et réalisables ont été demandées et doivent êtres appliquées, il est question de décider si l’ont veut une médecine de qualité ou une médecine de guerre.

A Tunis, le 5 juin, les internes et les résidents en médecine feront grève dans leurs services respectifs.

Le 6 juin 2012 à 10 heures, une conférence de presse sera organisée au sein de la faculté de médecine de Tunis.

Enfin, le 7 juin à 11 heures, une assemblée générale du syndicat des internes  et des résidents en médecine de Tunis se tiendra au même lieu et les médecins hospitalo-universitaires seront conviés à y participer.

 

D’après communiqué du Comité Média SIRT