5ème congrès de la Société Tunisienne de Médecine Nucléaire

congres-Societe-Tunisienne-Medecine-Nucleaire-STMN-Hammamet-professeur-Ben-Slimene-chef-service-medecine-nucleaireLa médecine nucléaire en Tunisie, a débuté en 1970 avec un seul service au centre anti cancer de Tunis , l’Institut Salah Azaiez et ce jusqu’en 1990, date à partir de laquelle cette spécialité a connu une remarquable progression faisant qu’actuellement le pays compte une centaine de professionnels entre médecins, techniciens, physiciens et radio-pharmaciens opérant sur 12 centres de médecine nucléaire repartis entre le secteur public et le secteur privé.

 

Le 7 et le 8 décembre dernier étaient la date de réunion de plusieurs spécialistes à l’occasion du 5ème congrès de la Société Tunisienne de Médecine Nucléaire (STMN) à Hammamet et dont Pr Ben Slimène, chef de service de médecine nucléaire à l’Institut Salah Azaiez, nous en a donnés de plus amples détails.

 

« Le programme scientifique de ces journées a porté sur les tumeurs neuro-endocrines et sur l’oncologie gynécologique. Une place particulière a été réservée à la radioprotection et à l’assurance qualité en radio pharmacie, étant donné leur importance aussi bien pour le corps médical que paramédical.

Cette manifestation scientifique a été enrichie par les conférences présentées par le Pr Habib Essabah, chef de service de médecine nucléaire à l’hôpital Sahloul à Sousse; le Pr Khaled Rahal, président de l’Association Tunisienne pour la Prévention du Cancer du Sein et chef de service de chirurgie à l’Institut Salah Azaiez; le Pr Hammouda Boussen, chef de service de carcinologie médicale à l’hôpital Abderrahman Mami de Tunis et Pr Fadhel Guermazi, chef de service de médecine nucléaire à l’hôpital Habib Bourguiba à Sfax.

Des congressistes étrangers étaient également présents dont Pr Richard Baum, chef de département de médecine nucléaire au centre d’excellence de PET-CT à Bad Berka en Allemagne; le Pr Patrick Bourguet, président du collège national des universités de biophysique et médecine nucléaire de France et le Pr Slaheddine Bouyoussef, chef de service de médecine nucléaire de Bab el Oued à Alger.

 

Par ailleurs, des résultats de nouvelles études en rapport avec les principaux thèmes du congrès ont été présentés portant essentiellement sur l’apport de l’imagerie nommée « hybride » couplant l’imagerie scintigraphique à la TDM, considéré comme un progrès considérable. Nous avons primé la meilleure communication orale et le meilleur poster par l’octroi du Prix Sadok MTIMET selon la nouvelle tradition de la STMN, instaurée depuis 2011.

Au cours de ces journées, des débats sur l’avenir de la spécialité, sur le cursus de formation des jeunes de la discipline et sur la question de l’équivalence des diplômes ont pris une place importante sous forme de table ronde à la fin de cette rencontre.  

Ces deux journées, ont été suivies de 3 jours de post-congrès sous forme d’un séminaire atelier avec un programme indépendant axé sur la radiothérapie métabolique et sur la cardiologie nucléaire.  

Pour ce qui est des manifestations futures, le Pr Ag Aida MHIRI, nouvelle présidente élue de la STMN, prévoit déjà avec le Pr Ag Ihsen SLIM, l’organisation d’un cycle d’enseignements post-universitaires mensuels qui se dérouleront d’une manière rotative entre les trois grandes villes des centres hospitalo-universitaires à savoir Tunis, Sousse et Sfax. La dernière en date a eu lieu il y a un mois à Sousse et la prochaine est prévue à Sfax. Nous avons aussi d’autres projets qu’on est en train d’approfondir avec peut être l’organisation d’un symposium au mois de juin 2014 ».

 

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                                                                           E.X