Pollution atmosphérique et mort prématurée : l’association confirmée

Pollution-atmospherique-sante-tunisieL’augmentation de la concentration aérienne en ozone et particules fines s’observe depuis la révolution industrielle au 18ième siècle et ne cesse de plafonner.

 L’ozone est une molécule formée de 3 atomes d’oxygène.  Elle est présente naturellement dans l’atmosphère terrestre à une altitude d’une quarantaine de kilomètres et sert à nous protéger contre les rayons néfastes du soleil (les ultraviolets). Mais dans les couches plus basses, l’ozone se transforme en l’un des polluants les plus dangereux pour la santé. C’est un oxydant qui agresse les cellules vivantes. Sa principale source dans les couches basses de la terre est : les polluants automobiles, les centrales électriques, etc.

 

Une étude, faite en coordination entre des scientifiques américains, français, allemands et néo-zélandais, s’est basée sur des statistiques et des modèles informatiques pour assimiler la réalité du fardeau que pose la pollution atmosphérique sur la santé humaine et son implication dans la réduction de l’espérance de vie. Une pollution qui irrite et attaque les muqueuses oculaires et surtout respiratoires.

L’étude a permis d’évaluer le nombre de décès en rapport avec la pollution de l’air par l’ozone à 470000 décès par an.L’Asie a les chiffres les plus élevés, la densité de population étant élevée et la pollution atmosphérique importante. Ces décès sont liés surout à la pathologie cardio-pulmonaire.

 

Selon les chiffres de l’OMS pour 2010-2011, plus de 2 millions de morts prématurés par an seraient liées à la pollution atmosphérique.

En 2010, une étude américainea confirmé que l’ozone, même à faible dose, était directement associé à la survenue des crises d’asthme chez l’enfant.

La prévalence de l’asthme ainsi que la mortalité due à l’asthme ont augmenté durant les années allant de 1980 à 2000, en même temps qu’ont augmenté les taux d’ozone près des axes routiers et dans les grandes zones industrialisées.

 

A.Kh