Les boissons sucrées et le poids : une histoire qui n’en finit pas

boissons-sucrees-poids-tunisie-santeLa majorité des études scientifiques avaient rapporté que la consommation des boissons sucrées est associée à un excès de poids, probablement parce que ces liquides n’entraînent pas un sentiment de satiété, ce qui génère une envie incessante de manger et de boire. Toutefois, les données relatives à l’effet inverse, soit celui des boissons hypocaloriques sur la perte du poids sont rares et les résultats des études disponibles sont non concluants.

 

Pour essayer de pallier à cette insuffisance, une équipe de scientifiques hollandais a réalisé un travail auprès d’enfants pour évaluer l’influence de ces boissons hypocaloriques sur leur poids.

 

Pendant 18 mois, 641 enfants âgés de 4 ans 10 mois à 11 ans 11 mois et ayant un poids adéquat pour leur âge ont été suivis. Divisés en deux groupes, ces enfants avaient eu à consommer quotidiennement 250 ml de boissons, sucrées pour le premier groupe et hypocaloriques à goût sucré pour le second. Les enfants n’avaient aucune idée de la différence qui existait entre les deux types de boissons.

 

Les paramètres qui avaient été pris en compte pour le suivi étaient le poids, la taille, l’épaisseur des plis cutanés dans certaines régions comme celle du biceps, du triceps, des zones sous-scapulaires et supra-iliaques. 

 

Vingt-six pour cent des enfants n’avaient pas terminé l’expérience à cause principalement du mauvais goût des boissons. Au bout de l’épreuve, il a été constaté que les enfants sous boissons hypocaloriques avaient pris 6,35 Kg en plus et le poids des enfants sous boissons sucrées a augmenté de 7,37Kg. Le gain en graisses était 35% plus important chez les enfants ayant reçu les boissons sucrées par rapport à ceux qui n’en ont pas bu.

 

Les auteurs rapportent tout de même que les résultats retrouvés dans leur échantillon d’enfants en bonne santé devraient être réévalués chez les enfants obèses et chez ceux prédisposées génétiquement à le devenir, peut être que l’effet des boissons hypocaloriques serait différent.

Ces résultats ont été publiés dans le journal « The New England Journal of Medicine ».

 

E.K.L