Le spermatozoïde, une machine microscopique, mais « redoutable » !

1321428025 13033116110 spermatozoid SnapseedOn a, tous, entendu parler de  spermatozoïde, mais peu nombreux sont ceux qui en connaissent le processus de production ou de fabrication et des étapes par lesquelles il passe depuis sa naissance jusqu’à son arrivée aux portes de l’ovocyte pour une éventuelle fécondation.

De quoi s’agit-il ? De quelle forme est-il ? Et comment évolue t-il ?

Il s’agit, en fait, d’une cellule autonome et de taille microscopique qui mesure entre 40 et 50 millièmes de millimètres de long (microns) et qui est constituée de trois parties distinctes: une tête, un flagelle et une pièce intermédiaire.

-. La tête, de forme ovale et mesurant environ le dixième de la longueur du spermatozoïde, est constituée de deux éléments importants: le noyau et l’acrosome. Si le noyau contient la chromatine, une masse dense porteuse du patrimoine génétique sous forme haploïde (n-chromosome), l’acrosome recouvre, quant à lui, les deux tiers de la surface antérieure de la tête. Il peut être assimilé à un sac qui peut s’autodétruire dans certaines conditions en libérant des enzymes très actives.

C’est ce qu’on appelle la réaction acrosomique qui peut se produire à différents niveaux, à savoir autour de l’ovocyte ou bien contre l’ovocyte. Dans ce 2ème cas, la réaction acrosomique permettra la mise à nu de structures sous-membranaires du spermatozoïde jusqu’alors cachées et qui, en entrant en contact avec des sites complémentaires de la membrane ovocytaire, permettront la fixation du spermatozoïde puis, après fusion, le passage du matériel génétique masculin dans l’ovocyte.

 

-. Le flagelle représente la partie locomotrice du spermatozoïde et lui confère un mouvement oscillatoire nécessaire à son déplacement tout au long de son parcours vers l’ovocyte.

Toute anomalie structurelle du flagelle entraîne, inéluctablement, des anomalies de mouvement qui réduiraient le rendement locomoteur.

-. La pièce intermédiaire abrite une forte concentration de mitochondries, véritables petites usines à fabriquer de l’énergie sous forme d’ATP (Adénome Tri-Phosphates) et qui sert de « carburant » au mouvement flagellaire.

 

La formation du spermatozoïde à partir de la cellule souche se fait en plusieurs étapes successives. C’est un processus continu qui commence à la puberté et se poursuit, dans des conditions normales, jusqu’à la fin de la vie de l’homme.

La durée de fabrication d’un spermatozoïde est d’environ 2 mois et demi, soit entre 72 et 75 jours. Quant à la production moyenne, elle  est de 100 millions de spermatozoïdes par jour et elle se fait dans les testicules.

A noter que durant leur trajet dans les voies génitales masculines, les spermatozoïdes sont immobiles, manquant de substrat énergétique et d’oxygène. Ils vont donc se déplacer passivement dans les canaux grâce aux contractions de ces derniers.

 

Mais bon à savoir qu’ils n’acquerront une mobilité normale qu’à partir de l’éjaculation, lorsqu’ils sont mélangés au liquide séminal qui leur fournit l’énergie nécessaire pour mettre en route leur petit moteur.

Le fait que les spermatozoïdes soient inactifs leur permet de survivre environ 2 mois dans le tractus masculin. Au-delà de ce délai et en l’absence d’éjaculation, ils vont subir un vieillissement avant d’être détruits.

 

N.H