Le dosage de la progestérone : un bon indicateur de fausse couche

fausse-couche-tunisie-santePrès de 30% des femmes enceintes peuvent souffrir de douleurs abdominales ou d’hémorragies vaginales durant le premier trimestre de la grossesse. L’échographie endovaginale pourrait aider à évaluer la viabilité du fœtus mais, dans plus de 30% des cas, les données échographiques sont non concluantes, d’autant plus que le dosage de la B HCG, l’hormone produite pendant la grossesse, doit être effectué à plusieurs reprises pour aider au diagnostic de fausse couche.

 

Certaines études avaient suggéré qu’un seul dosage de la progestérone peut aider à distinguer entre les grossesses viables et celles qui ne sont pas mais les résultats des différentes études restent conflictuelles. Rappelons que la progestérone est une hormone féminine dont la concentration augmente pendant la grossesse.

 

Des scientifiques  de l’Université de Birmingham ont collecté et analysé les données de 26 études qui avaient inclus 9,436 femmes enceintes à moins de 14 semaines d’aménorrhée. Ces femmes avaient présenté un épisode de douleurs pelviennes et de pertes sanguines. Près de 2,300 femmes avaient une échographie non concluante alors que le reste n’avait pas subi d’échographie.

 

La grossesse s’était soldée par une fausse couche chez 73% des participantes échographiées. Un pourcentage qui augmente à 99%  quand le dosage de la progestérone montre des taux compris entre 3 et 6 ng/mL. Chez les femmes n’ayant pas eu d’examen échographique, 96% de celles dont le taux sanguin de progestérone était inférieur à 10 ng/Ml avait eu une fausse couche contre 37% à taux de progestérone élevé.

 

Les auteurs du travail, publié dans « The British Medical Journal », suggèrent donc que le dosage de la progestérone, associée à l’apport de l’échographie, serait un bon indicateur de fausse couche.

E.K.L