Le déficit iodé pendant la grossesse : le cerveau de bébé en souffre

L’iode est un oligo-élément qu’on trouve dans la viande, les poissons, les œufs et le sel de table iodé. C’est un élément essentiel qui entre dans la synthèse des hormones thyroïdiennes dont le rôle dans différents métabolismes de l’organisme est monumental.

 

Le déficit en iode chez la femme enceinte influence négativement le développement du cerveau de bébé, selon une étude parue dans « The Lancet ».

Cette étude a concerné 1040 femmes enceintes au premier trimestre de leur grossesse.  Toutes ces grossesses sont uniques et dont le terme est en moyenne de 10 semaines d’aménorrhées (entre 9 et 12).

 

Des échantillons urinaires ont été prélevés pour mesurer le taux de l’iode chez ces femmes enceintes. Le taux de 150 μg/g a été choisi comme référence selon les critères de l’Organisation Mondiale de la Santé pour définir le déficit en iode.

Les scientifiques ont, par la suite, établi les rapports existants entre le déficit iodé pendant la grossesse et le quotient intellectuel (QI) des enfants issus de ces grossesses à l’âge de 8 ans et leur capacité de lecture à 9 ans.

 

Le déficit iodé chez ces femmes a été considéré comme léger à modéré avec une concentration urinaire moyenne d’iode de 91 μg/g. Il a été constaté que les enfants dont les mamans avaient moins de 150 μg/g étaient plus exposés à avoir un QI bas, une acquisition de la lecture et une capacité de compréhension altérés comparativement aux enfants nés de mères dont les concentrations urinaires en iode dépassaient les 150 μg/g.

Plus cette concentration est basse, plus les fonctions cognitives des enfants sont altérées.

 

Ces résultats montrent clairement l’importance capitale que revêt un statut iodé correct pendant la grossesse et met l’accent sur l’impact profond du déficit iodé du premier trimestre de la grossesse sur le développement cérébral du fœtus.

 

E.K.L