Et si l’expression « mourir de rire » était réelle et non pas figurée ?!

Ce qui suit est une histoire vraie qui a d’ailleurs été publiée dans la revue « Annals of Internal Medicine ». Il s’agit d’une patiente âgée de 50 ans sous médicaments antipsychotiques et qui a présenté auparavant un épisode de trouble du rythme cardiaque après la prise de ziprasidone pour la schizophrénie.

Peu de temps après ce premier accident rythmique, la patiente présente un fou rire de 2 à 3 mn pendant le travail, un fou rire qui tourne au drame puisque la dame perd conscience et finit par décéder malgré les secours.

L’explication, qui a été avancée c’est que le rire, et par le biais de l’augmentation de la pression intra thoracique qui s’en est suivie, a entraîné une diminution du débit cardiaque avec par conséquent une réduction de la perfusion cérébrale à l’origine de la perte de la conscience ainsi qu’une diminution de la fréquence cardiaque qui a engendré l’arythmie (trouble du rythme).

Le décès était-il en rapport avec le rire proprement dit ou le rire était-il simplement le petit coup de pouce qui aurait précipité le décès de cette femme sous antipsychotiques ?

A méditer.

 

E.K.L