Et le cœur du cardiologue va-t-il bien ?

Le profil cardio-vasculaire des cardiologues et leurs modes de vie sont peu connus et ont fait l’objet de peu d’études. Un sondage fait par auto-évaluation s’est intéressé aux habitudes de vie et des facteurs de risque cardiovasculaire chez les cardiologues italiens.

Le recueil des données s’est fait via des questionnaires disponibles sur un site dédié à cette étude. 4 grands sujets ont été analysés : caractéristiques de base, antécédents médicaux et facteurs de risque cardio-vasculaires, habitudes de vie et médicaments utilisés.

Sur une période de 3 mois 1775 cardiologues ont rempli les questionnaires. 49% des participants avaient l’un des cinq facteurs de risque classiques (HTA, hypercholestérolémie, tabagisme actif, diabète et un incident cardiovasculaire dans les antécédents). 28% avaient deux facteurs de risques parmi les cinq. 22,1% seulement des participants ne présentaient aucun facteur de risque. Malgré le taux élevé de facteurs de risque chez ces cardiologues, leur perception personnelle de leur niveau de risque est jugée moyenne.

De plus, le surpoids, l’obésité, la faible activité physique, le stress au travail et/ou à la maison et l’utilisation limitée de médicaments préventifs (statines, aspirine) sont largement rapportés.

Les auteurs concluent que le profil cardiovasculaire des cardiologues italiens est loin d’être idéal quand comparé aux dernières recommandations des guidelines.

Etude récemment publiée à la revue the american journal of cardiology

 

A.Kh