Dépistage du cancer du col de l’utérus : perspectives d’avenir

cancer-du-col-de-luterus-sante-tunisieUne étude multicentrique publiée à la revue « internationale Vaccine »,  par collaboration entre des instituts et départements de médecine préventive français, anglais, allemand et américain s’est penchée sur l’analyse des dernières avancées pour le dépistage du cancer du col de l’utérus.

 

Le HPV test qui consiste à chercher par biologie moléculaire l’AND VPH (virus papilloma humain) a montré une grande sensibilité et reproductibilité dans le dépistage du cancer du col de l’utérus à son stade le plus précoce (carcinome in situ) a multiplié les voix qui appellent à son introduction systématique dans le programme de dépistage primaire. Le souci avec le HPV test est la faible spécificité comme il ne permet pas de différencier entre une infection aigué récente et l’infection chronique au HPV. Seule la forme chronique est liée au risque de cancer du col. Actuellement même les plus acharnés ne le recommandent pas pour des femmes âgées de moins de 35 ans.

 

La généralisation de ce test a un potentiel prometteur mais le besoin pour d’autres moyens de dépistage est réel, soit pour pouvoir trier celles qui sont positive au HPV test soit pour varier les modalités de dépistage primaire. Des recherches sont en train d’être conduites pour le triage des tests HPV positifs, la  méthylation, l’identification du gène p16INK4a qui est un indicateur de la prolifération cellulaire. A un stade précoce, des méthodes d’identification directe du virus  basée sur  l’identification des protéines E6 et E7 sont en train d’être développées. Ces méthodes viendront pallier aux insuffisances de l’inspection visuelle actuelle.

 

A.K.H