Après le H1N1, le H7N9

En mars 2013, trois citoyens chinois ont présenté un tableau d’une infection respiratoire basse rapidement évolutive et un nouveau virus a été identifié comme étant à l’origine de cette infection, il s’agit du virus H7N9.

Les données cliniques, épidémiologiques et virologiques de ces patients ont été recueillies. Il s’agit d’un patient âgé de 87 ans avec une histoire de BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive) et d’hypertension artérielle, d’un patient de 27 ans avec des antécédents d’hépatite B et d’une jeune femme de 35 ans, dépressive, obèse et ayant des antécédents d’hépatite B. Deux de ces malades avaient été récemment en contact avec de volailles. La recherche des différents virus du tractus respiratoire a été réalisée à l’aide de techniques de biologie moléculaire (RT-PCR et séquençage).

Un nouveau virus de la grippe aviaire, baptisé H7N9, a été isolé chez les trois patients. Ces derniers avaient été admis à l’hôpital dans un tableau de fièvre, toux et de dyspnée (difficulté à respirer). La radiographie du thorax a révélé la présence d’images opaques diffuses. L’infection respiratoire s’est compliquée d’un syndrome de détresse respiratoire aigue (SDRA) et d’une défaillance multiviscérale qui se sont soldés par le décès des trois patients.

Ce rapport qu’on retrouve dans la revue « New England Journal of Medicine » met l’accent sur l’émergence brusque et croissante de ces nouveaux virus, ce qui nécessite une meilleure compréhension de leur source et de leur mode de transmission afin de prendre les mesures appropriées pour leur éradication.

 

E.K.L

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *