A priori, le café serait une boisson pas trop méchante

Bien qu’elle soit la boisson la plus consommée au monde, rien n’est encore clair quant au réel impact du café sur la mortalité de l’individu.

Une étude scientifique s’est penchée sur le sujet dans le but d’essayer d’évaluer le risque de décès pour les consommateurs invétérés de café, et cela parmi plus de 229 mille hommes et de 173 mille femmes âgés entre 50 et 71 ans.

Tous les sujets étaient en bonne santé et étaient exclus ceux qui avaient une maladie cardiaque, atteints d’un cancer ou ayant des antécédents de crise cardiaque.

Après un suivi de 13 ans, 33 731 hommes et 18 784 femmes sont décédés. Le constat d’un plus grand nombre de décès parmi les buveurs de café était clair mais (+ 21 % pour « 4 à 5 tasses/jour » et + 60 % pour « plus de 5 tasses/jour) mais il ne va pas sans dire que ces buveurs fument davantage que les non fumeurs.

D’ailleurs, après avoir ajusté et pris en considération le statut particulier du buveur de café, il semblerait qu’il y ait une relation inverse entre le taux de consommation du café et le risque de décès. Il apparaît donc que pour moins de cinq tasses de café par jour, l’incidence des décès (par rapport à ceux qui n’en boivent pas) diminue de 10 % chez l’homme et de 15 % chez la femme.

Si cette association inverse est particulièrement évidente en cas de maladie cardiaque, respiratoire, diabète ou infection, en revanche, le risque de mourir par cancer serait plus important chez les buveurs de café.

Ce travail, édité dans « The New England Journal of Medicine », serait rassurant quant à l’innocuité du café et son risque zéro sur le décès. Mais la vigilance est tout de même demandée car le risque zéro n’existe pas.

E.K.L