Le Zinc, essentiel au lait maternel

Selon les résultats de travaux des chercheurs de Penne state publiés dans le « Journal of Mammary Gland and Neoplasia », le niveau de zinc dans le lait maternel peut servir comme indicateur de l’état de fonctionnement du sein pendant la lactation et que l’identification de femmes avec des niveaux anormalement bas de zinc dans le lait maternel, permet de reconnaitre plus rapidement les mères qui pourraient avoir des difficultés d’allaitement.

Shannon L. Kelleher et ses collègues ont relevé dans des études antérieures, que la protéine ZnT2 est essentielle pour la sécrétion du zinc dans le lait maternel, et les femmes qui ont des mutations dans le gène qui code ZnT2 ont des niveaux de zinc dans le lait sensiblement inférieurs à la normale, conduisant à un déficit sévère en zinc chez les nourrissons nourri exclusivement au sein.

Au cours de leurs travaux, les dits chercheurs ont constaté que la variation génétique qui entraîne la perte ou l’amélioration du fonctionnement du sein peut être fréquente chez les femmes et que, dans certains cas, cette variation est associée à des critères d’un mauvais fonctionnement du sein.

Ils ont, en effet, relevé que chez 54 femmes qui allaitent, 36 pour cent avaient au moins un « non-synonyme Single Nucleotide Polymorphism (SNP) » (ou une mutation) dans la protéine ZnT2, et que cette variation génétique est associée à des niveaux anormaux de zinc dans le lait maternel.

Douze autres variantes inconnues de ZnT2 ont été identifiées chez les participantes, et cinq de ces variantes ont été statistiquement associés à des niveaux anormaux de zinc dans le lait maternel.

La protéine ZnT2 transporte le zinc dans des tissus spécifiques du corps, y compris ceux des glandes mammaires. Les femmes qui ont des mutations, ou des SNPs, en ZnT2 peuvent avoir des difficultés à allaiter, car le zinc est nécessaire pour la croissance des glandes mammaires et pour les fonctions des cellules épithéliales mammaires et des voies de sécrétion. Même si ces femmes réussissent à allaiter, leur lait contiendra des niveaux de zinc inférieurs à la normale, ce qui peut provoquer une carence en zinc chez les nourrissons allaités exclusivement au lait maternel. Les nourrissons qui ne reçoivent pas assez de zinc dans leur alimentation risquent d’avoir des problèmes immunologiques et de développement.

Parmi les 36 pour cent des femmes qui allaitent et qui avaient au moins une variation génétique dans ZnT2, tous avaient un niveau anormalement bas ou élevé de zinc dans le lait maternel. Cependant, des taux anormaux de zinc ne reflètent pas automatiquement un problème avec ZnT2, ce qui indique que bien d’autres facteurs restent à identifier.

Bien que d’autres recherches soient nécessaires pour une meilleure compréhension de l’effet des variations génétiques sur le fonctionnement du sein et sur le taux de zinc dans le lait maternel, les résultats de cette étude sont déjà une étape importante pour l’identification préalable des nourrissons à risque de déficience en zinc.

B.H.S

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