Pourquoi beaucoup de femmes ont-elles une humeur de requin pendant leurs règles ?

Une colère inexpliquée, les nerfs à fleur de peau, des réactions démesurées, une irritabilité exagérée…beaucoup de femmes se reconnaitraient probablement dans ce tableau du psychisme prémenstruel.

Si pendant 3 semaines par mois, certaines femmes sont des êtres humains tout ce qu’il y a de plus normal, adorables et sociables, durant la semaine qui reste, en revanche, elles deviennent insupportables et détestables à souhait. Scientifiquement c’est prouvé, ce n’est pas de leur faute mais plutôt celles de leurs hormones.

Une étude française a estimé que chez 2 à 5% des femmes, ces troubles de l’humeur sont handicapants et entraînent l’interruption de toute activité sociale et professionnelle. Chez 10 à 15% des femmes, il s’agit d’un tableau clinique de sévérité moyenne et dans 75 à 85% des cas, les femmes en souffrent légèrement.

 

Comment les hormones sont-elles incriminées ?

Pendant la deuxième partie du cycle menstruel, le tauxsanguin des hormones féminines, œstradiol et progestérone, tend à augmenter. S’il y a grossesse, ces hormones garderont des taux élevées mais en l’absence de fécondation, les valeurs hormonales vont chuter et provoquer les menstruations ou les règles. C’est cette variation des taux des hormones sexuelles féminines qui seraient à l’origine de ce qu’on appelle le syndrome prémenstruel qui comprend, outre des signes bien connus tels que le ballonnement abdominal, le gonflement des seins, des douleurs musculaires et une tendance à l’insomnie, ces sautes d’humeur fort désagréables.

Des médecins marocains, dans une étude publiée dans la revue « Encéphale » ont, également, souligné que le milieu socioéconomique et ces manifestations psychiques sont étroitement liés. En effet, un mode de vie inconfortable aggravera ces troubles et en retour ces derniers influenceront négativement la santé mentale et la qualité de vie des femmes.

 

Comment y remédier ?

Certes, un mode de vie correct aidera à traverser plus sereinement la période prémenstruelle et cela en mangeant équilibré et varié, en évitant le stress et pourquoi pas en pratiquant des techniques de relaxation. Dans les cas où ces troubles sont carrément invalidants, il serait judicieux de consulter un spécialiste qui saura prescrire d’éventuels apports vitaminiques, des traitements hormonaux appropriés ou autres thérapeutiques si c’est nécessaire.

 

E.K.L