Comment réussir son piercing ?

Percer l’oreille pour l’orner de boucles est bien connu et même ancré dans nos traditions. Mais peut être avons-nous du mal à accepter qu’il y ait d’autres régions du corps qu’on peut percer pour y placer des bijoux ?

 

Le piercing, considéré au début des années 1970 comme une pratique sado-masochiste et réservée initialement à la communauté gay, revêt un regain d’intérêt et se démarginalise particulièrement chez la gente féminine de moins de 25 ans.

 

Contrairement aux idées reçues, cette pratique, comme le tatouage, n’est pas originaire de l’Occident. Bien au contraire, elle nous vient essentiellement de l’Afrique, de l’Inde, du Pakistan et de l’Amérique Latine. Mais c’est en Outre Atlantique, à la fin du siècle dernier, que le piercing regagne du terrain.

Pour les amateurs (trices) de cette pratique, il est hautement recommandé de connaître les bonnes règles pour effectuer un piercing de qualité et dénué de risques.

 

Les risques encourus en faisant un piercing

 

En posant un piercing, on désintègre la barrière cutanée ce qui favorise la pénétration des germes. C’est ce qui explique que le risque majeur est la transmission des infections (entre les clients par l’intermédiaire du matériel). Ces infections peuvent être bactériennes ou virales. Parmi les infections virales, on craint essentiellement l’hépatite B, l’hépatite C ou l’infection par le HIV.

 

Des réactions allergiques aux produits utilisés pour nettoyer la peau ou aux matériaux des bijoux utilisés ont été également rapportées.

 

Pour minimiser ces risques, certaines règles d’hygiène doivent être appliquées scrupuleusement.

 

Les bonnes pratiques

 

Pour se faire percer, il est impératif de s’adresser à un professionnel. Ce dernier, et avant de commencer son acte, doit rechercher si son client se plaint d’allergies ou de problèmes de santé (diabète, maladie de peau) ce qui nécessite, au préalable, un avis médical.

 

Le client doit être correctement et confortablement installé afin de bien dégager la partie du corps à percer. Un bon éclairage du local est requis.

L’opérateur est tenu de se désinfecter les mains, d’enfiler des gants stériles avant de commencer l’acte, d’utiliser un champ (drap) stérile sur lequel sera déposé le matériel également stérilisé.

 

Le bijou doit être adapté en taille et en matière à la région du corps à percer.

Rappelons toujours que les personnes qui se font percer peuvent avoir des malaises ou même une perte de connaissance (parfois la douleur est insupportable) pendant le geste.

 

Pour cette raison, Le Groupe Français d’Etude et de Recherche sur le Piercing conseille aux professionnels d’avoir un diplôme de secouriste afin de connaître les premiers gestes à faire en cas de malaise chez le client.

 

E.K.L