Cancer de l’endomètre : Peut-on le prévenir ?

Traiter le cancer de l’endomètre c’est bien. En guérir, c’est mieux mais ce qui est encore mieux c’est de pouvoir le prévenir. La meilleure prévention reste le dépistage ? Quels sont donc les meilleurs moyens pour le dépister?

 

Le cancer de l’endomètre est le cancer de la muqueuse utérine. Il touche, dans 80% des cas, la femme ménopausée. Son pic de fréquence concerne la tranche d’âge de 60-65 ans. Dans 2,2% des cas, il survient avant l’âge de 40 ans.

 

Certaines personnes seraient plus à risque de survenue d’un cancer de l’endomètre que d’autres. Particulièrement les femmes obèses, hypertendues, diabétiques, ayant eu une puberté précoce et une ménopause tardive, celles n’ayant pas eu d’enfants et les femmes ayant reçu un traitement hormonal substitutif à base d’œstrogènes seulement. Au fait, toutes les situations exposant la femme à une imprégnation œstrogénique importante sont susceptibles de prédisposer au cancer de l’endomètre.

 

Toutes métrorragies (hémorragies d’origine utérine) qui apparaissent chez une femme ménopausée devraient évoquer en premier lieu le cancer de l’endomètre et elles devraient être systématiquement explorées. On rapporte, également, des leucorrhées (pertes) purulentes, des douleurs pelviennes (du bas-ventre), des troubles urinaires et, à un stade évolué, des sciatalgies (douleurs du nerf sciatique).

 

Le cancer de l’endomètre est un cancer dont le pronostic est globalement bon à condition d’être diagnostiqué précocement. Pour cela, tout saignement vaginal survenant chez une femme ménopausée complètement devrait être pris au sérieux et amener la patiente à consulter sans délais.

 

Dans certaines situations litigeuses, cette hémorragie pourrait survenir chez des femmes en péri-ménopause (période d’irrégularités menstruelles) et risquerait d’être confondue avec les menstruations. Ce qui aurait pour conséquence de retarder les explorations indispensables au diagnostic du cancer encore latent.

 

Un examen clinique régulier, complet et minutieusement conduit chez un spécialiste serait donc le meilleur moyen de dépister le cancer de l’endomètre. Pour les femmes à risque plus élevé que la population générale de développer ce cancer, il serait important d’établir un plan de surveillance plus approprié et même personnalisé si c’est nécessaire.

 

La surveillance par le frottis cervico-vaginal (FCV), n’a pas de place dans la prévention du cancer de l’endomètre. Il est uniquement pratiqué pour rechercher un envahissement du col en cas de cancer endométrial avéré.

 

Faire partie de la population à risque ne signifie pas forcément qu’il y aurait développement  d’un cancer de l’endomètre. Toutefois,  éliminer un éventuel surpoids, équilibrer un diabète et choisir une hormonothérapie substitutive à base d’un mélange d’œstrogène et de progestérone pour les femmes qui décident d’en prendre sont des mesures simples qui pourraient aider à prévenir ce cancer.

 

E.K.L