Une nouvelle technique pour le dépistage de la trisomie 21 chez le fœtus

Depuis des dizaines d’années, le seul moyen disponible pour diagnostiquer les bébés porteurs de la trisomie 21 avant leur naissance est l’amniocentèse qui consiste au prélèvement d’un peu de liquide amniotique contenant des cellules fœtales qui seront, par la suite, analysées.

Le principal effet secondaire de cette technique est la possibilité de survenue de fausse couche qui, bien qu’il soit minime (de l’ordre de 0,5-1%), est tout de même réel et présent.

Pour essayer de court-circuiter cet obstacle, une nouvelle technique, en essai depuis une vingtaine d’années, vient d’être validée aux Etats-Unis, en Suisse et en France. Elle consiste à repérer, dans un prélèvement sanguin de la mère, les cellules du fœtus qui peuvent y baigner. L’ADN de ces cellules sera analysé en vue de trouver l’anomalie chromosomique en question. Cette analyse de l’ADN se fera grâce à un appareil appelé « séquenceur ».

Tout cela est bien beau et bien joli mais les spécialistes appréhendent les éventuelles dérives qui peuvent résulter de l’utilisation d’une telle technique dont principalement la réalisation du caryotype de son bébé afin de choisir son profil génétique.

 

Cette méthode devrait donc être réservée pour les femmes dites « à risque » d’avoir un bébé trisomique 21.

 

E.K.L